hetraite des dix male. — liv. iv.
partout on cbercha ä le retenir, ct onlui offrit ä dincr; partout il vit scrvirsur la meine table de l’agneau, duchevreau, du porc frais, du veau, delavolaille, et une grande quantite depains de fromenl et de pains d’orge.Quand par bienveillance pour un amion le pressait de Loire, c’etail en letrainanl ä une cliaudiere; il fallnitqu’il courbät sa tele et bumät sa bois-son comme un boeuf. On pennit aumagistrat du village que menail Xe-nophon de prendre tout ce qu’il sou-haiterait : il n’accepta aucun present;maisdes qu’il voyail un de ses parens,il le prenait avec lui.
28. Quand Xenophon et sa suite fu-rent arrives au village de Chirisophe,ils trouverent aussi les Grecs de ce can-toimement ä table, couronnes de guir-landes de foin sec, et sc faisanl servirpar des enfans anneniens vetus d’ha-billemens barbares : on leur designaitpar signes comme ä des sourds ce qu’ilsavaient ä faire. Chirisophe et Xenophon,apres les premiers complimens d’ami-tie, firent demander par celui de leursinterpretes qui parlait la langue perse,aumagistratprisonnier, dansquels paysilsetaienl. Il repondit, en Armenie. Onlui demanda encore pour qui etaientdeves les poulains qu’on avait trouves.Il repliqua que cetait le tribut qu’onpayait au roi; il ajouta que la pro-vince voisine etait habitee par les Cba-lybes, et indiqua le cbemin qui y con-duisait. Xenophon le ramena ensuiteu sa famille, et lui donna un vieuxcheval qu’il avait pris, lui recomman-dant de l’engraisser et de I’immoler;car Xenophon avait su que ce chevaletait consacre au soleil; et comme laroute l’avait fatigue, il dtait ä craindre1 U il ne mourüt. Ce general prit unpoulain pour lui-meme, et en donnau “ ä chacun des generaux et des chefs
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de lochos. Les chevaux dans ce paysetaient moins grands queceux de Perse,mais ils avaient plus d’aröeur. Le ma-gistrat armenien apprit aux Grecs äattacher de petits sacs aux pieds de leursmontures et des betes de somme lors-qu’ils marclieraient sur la neige; sanscette precaulion , eiles y enfoncaientjtisqu’aux sangles.
29. On eantonna sepl jours; le hui-lieme, Xenophon donne le magistrat deson village ä Chirisophe pour servir deguide. On laisse ä cet Armenien dans samaison tout ce qui riiahitait. On n’on-mene que son fds qui entrait dans lägede puberic; on met cet enfant sous lagarde d’ßpisthene d’Amphipolis,et l’onpromet au pere, que s’il conduit bienl’armee, on lui rendra aussi son bis, etqu’il le ramenera avec lui. On remplitensnite son chäleau de tout ce qu’on ypeut porter, et l’on se met en marehe:ce nouveau guide n’etait point lie etconduisait l’armee ä travers les neiges.On 6tait dejä ä la fin de la troisiümemarehe quand Chirisophe se mit en co-lere contre lui de ce qu’il ne menailpoint les Grecs ä des villages; il repon-dil qu’il n’y en avait aucun dans lesenvirons. Chirisophe le battit et ne lefit point enchainer : la nuit suivanle,1’Armenien s’esquiva et abandonna sonfils. Le chätiment de ce guide et le peude soin qu’on prit pour s’en assurer,occasionnerent leseul differend qui s’e-leva cians loute la route entre Chiri-sophe et Xenophon. Gpislene devintamoureux du jeunehomme, l’emmenaen Grece, et eul lieu d’etre content deses Services et de sa fidelite.
50. De la, en sept marches de cinq pa-rasanges chacune, on arriva aux bordsdu Phase, fleuve large d’un plethre;puis on lit dix autres parasanges en deuxmarches; enfm, sur le sommet d’unemonlagne qu’on allait passer pour re-