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Tome premier.
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RETRA1TE DES DIX MILLE. LIV. IV. 529

l’ennemi, et a lui voler pourainsi dire ' legere. II fut convenu que quand ilsla montagnedonl il croit ötre le maitre, : seraienl maitres des hauleurs, ils enil ne nous y attrape et ne nous donne donneraient le signal en allumant debien les etrivieres. » ■ grands feux. On dina ensuite. Puis Chi—

35. « Les Athöniens, ä ce qu’on m’a risophe fit avancer toute l’armee ä dixdit, sont encore des voleurs plusadroits stades de lä, ou environ, vers l’ennemi,que nous, repril Chirisophe : leur tre- ! pour faire croire encore plus que lessor public en fait foi. Les dangers ef- projels d’atlaque etaient dirigös de cefrayans que courent ceux qui y sont sur- cöte.

pris ne vous rebutent pas; ce sont les i 34.Quandoneutsoupeetquelanuitplus puissans de volre republique qui fut venue, le detachement partit, s’em-s’en melent surtout, s’il est vrai que 1 para des hauteurs, et l’armee resla auce soient les citoyens les plus puissans bivouac oü eile setrouvait. Des que l’en-qu’on y elit magistrats. Vous n’avez nemi s’aper$ut que des Grecs avaientdonc pas moins que moi, mon eher gravi sur la montagne, il veilla et al-Xönophon, une belle occasion de prou- luma, pendant toute la nuit, beaucoupver que vous avez profile de l’öducalion de feux. Lorsqu’il fut jour, Chirisophe,et des bons exemples qu’on vous a don- apres avoir sacrifie, conduisil l’armeends. — Je suis prel, repliqua Xeno- par le grand chemin. Le detachement,phon, et des que nous aurons soupe, maitre d’une parlie de la montagne etj’offred’aller, avec les troupes de mon 1 des hauteurs, marcha aux Barbares;arriere-garde, m’emparer des hauteurs. 1 la plus grande parlie de ceux-ci res-J’ai des guides; car nos troupes legeres, terent dans leur poste sur la erete duen sorlant d’une embuscade, ont pris mont : il marcha seulement quelquesquelques-uns de ces voleurs de camp, ; troupes contre les volontairesgrecs. Cesqui nous suivent. Je sais, de ceux-ci, 1 deux detachemens se chargerent avantque la montagne n’est pas impralica- 1 que les armees fussent aux mains. Lesble, qu’on y mene paitre des chevres, Grecs eurent l’avantage dans cette inö-des boeufs, et que, si une fois nous en lee. Ils battent et poursuivent les Bar-occupons une partie, nous pourrons y bares. Alors les armes ä la legere defaire passer nos equipages. J’espere l’armeegrecquecourent, de la plaine,d’ailleurs que quand nous en aurons contre ceux qui etaient langes en ba-gagne le sommet, et que les ennemis' taille. Chirisophe suivait le plus vitenous verront de niveau avec eux, ils qu’il pouvait, mais faisant cependantne nous y attendront pas long-temps; marcherenordreson infanteriepesante.car actuellement ils n’ont pas le cou- Le gros des ennemis, poste sur le che-rage de descendre et de se former en i min, voyant son detachement battusurplaine devant nous. — Pourquoi, dit! les hauteurs, prit la fuite; on en tuaChirisophe, faut-il que vous y mar- beaucoup, et l’on prit une infinite dechiez et que vous quittiez le comman- boucliers ä la perse : les Grecs, pour lesdement de l’arriere - garde ? Envoyez ' rendre inutiles, les couperent avec leursplutöt un detachement, s’il ne se pre- 1 sabres. L’armee, apres avoir monte,sente pas de volontaires. » Aussitöt fit un sacrifice, eleva un trophee, et,Aristonyme de Melhydrie vint s’offrir i descendanl le revers de la montagne,avec des hoplites, et Aristee de Chios, et j arriva dans une plaine et dans des vil-Nicomaque d’Eta avec des armes a la I lages oü tout abondait.

i.