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Tome premier.
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BBTRAITE DES DIX MITXE. - LIV. IV.

Jhi, ni Euryloquede Lusie, quoiqu’ilsfussent tous deux scs iunis, ni aiicunauli’ß Grec. Callimaque le voyanl pas-ser, l’arrelepar lebonl dosen bonelier -alias Arislonytne de Methydrie les de-vancfi tous deux, et apres lui Eurv-loque. Tous ces Grecs elaient rivaux degloire, clierchaient sans cesseäsedis-linguer, et c’e>t ainsi qu a l’envi i’un derauneilsprirent le poste; car des qu’und’eux y fut entre, les Barbares ne je-terent plus de pierres.

38. On y vil un spectacleaffreux. Lesfemmes jelaienl leurs enfans du baut duroeher et se precipitaient ensuile : lesliommes en faisaient autant. finde deStymphale, chef de lochos, apergut unBarbare qui courait pour se precipileret qui avail un habit magnifique. 11 lesaisit pour l’en empecher; le Barbarerentrarne : tous vleux tombent de ro-chers en rochers au fond d’un abune,etperissent ainsi. On ne fit que peu deprisonniers, niais on trouva beaucoupde boeufs, d anes et de menu betail.

39. On fit ensuite cinquante para-sanges en sept jours, ä travers le paysdes Chalybes. C etait le peuple le plusbelliqueux qu’eöt trouve l’armee surson passage; il croisail la pique avec lesGrecs. Les Chalybes portaient des corse-lets de teile piquee qui leur descen-daient jjusqu’ä la handle; au lieu debasques, beaucoup de cordos tortilleeslombaient du bas de ces corselets CesBarbarcs avaient des casques, des gre-viwes, et portaient ä la eeinture un pelitsabre qui n’etait pas plus long que ceuxdes Lacedemoniens. Avec cetle armerls egorgeaient les # prisonniers qu’ilspoiivaient faire, leur coupaient la tftte,et Gern portaient en s’en allanl. Ils chan-taient, ils dansaient des qu’ils pouvaientölte vus de l’ennemi; ils portaient uncpique longuc d’environ quinzc coudees,W-MBaeq d'une seule pointe de fer. Ils se

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tenaient dans des villes; aussilöl que lesCrecs en avaient passen ne, les Chalybeslessuivaieut et les attaipiaienl sans re-läehe; puis ils se retiraienl dans desiieux forlilies oü ils avaient transporleloutes leurs provisions de bouche, enE'-.'le que l’armee n’en put trouver dansce ,/ays, et vecut des besliaux qu’elleavail pris aux Taoques.

40. Les Grecs arriverent ensuite sur lesbords du fleuve Harpasus, large de qua-treplellires. De lä ayant fait, en quatremarches, vingt parasanges ä travers lepays des Scylhins, apresavoir traversdde grandes plaines, ils se trouverentdans des viHages oü ils sejournerenttroisjours, et firent Provision de vivres.Puis, en quatre aulres marches de lameine longueur, ils arriverent ä unegraude ville, richeel bien peuplee : onla nommait Gymnias. Celui qui com-mandait dans celte province envoie unguide aux Grecs |>our les conduire parun untre pays avec lequel il etait en.guerre; ce guide vient les trouver etleur prometde les mener en cinq joursä un lieu d’oü ils deeouvriront la mer:il consent d’etre punis de mort s’il lestrompe. 11 conduit en efiet l’armee, etdes qu’il l’a fait entrer sur le territoireennemi, il lexhorle a tout brüler et ra-vager, ce qui fit voir que c etait pourassouvir la haine deses-compatriotes etnon par bienveillance pour les Grecsqu’il les accompagnait. On arriva, lecinquiemc jour, ä la montagne sacreeyqui s’appelait le mont Teches. Les Pre-miers qui euren! gravi jusqu’au sommetapeifurent la mer et jeterent de grandscris. Ils Purent ent^idus de Xenophonet de l’arriere-garde. On y crut que denouveaux ennemis atlaquaient la telede lacolonne; car la queue etait harce-lee et poursuivie par les peuples dont onavail brüle lepays. L’arriere-garde leurayant tendu unc cmbuscade, en tua

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