Band 
Tome premier.
Seite
535
JPEG-Download
 

RETRAITE DES DiX

(jont la plupart etaient esclaves et pri-sonniers, s’exercerent ä ia course dustade, et plus de soixante Cretois, äcelledu dolique ; d’autres a la lutte, au pu-gilat, au pancrace. Lespectacle futbeau.Nombre de contcndans etaient descen-dus dans 1’arene ; les regards de leurscompagnons enflammaienl lern enrula-tion. II y eut aussi des courses de che-vaux. llfallait descendre du baut delajnontagneau bord de la mer, et de läremonier jusqu’ä l’autel. La plupart deschevaux s’abandonnerentä la descente;mais ce ne fut qu’avec peine et lenle-ment qu’ils remonterenl pe coteau tres-escarpe. On entendait de toutes partsles clameurs, les ris et les exhortationsmutuelles des Grecs.

LIVRE CINQUlEME.

Dans les livres precedens on a lu toutcequefirent les Grecs, et pendantqu’ilsmarcherenl avec Cyrus, et lorsqu’ils serelirerent apres sa mort, jusqu’au jouroti ils ärmeren t sur les bords de l’Euxin'a Trebizonde, ville grecque. On a ra-conlecomment ils s’acquitlerent enversles dieux des sacrifices qu’ils avaientvouedeleur faire des qu’ils seraient enpays ami, en actions de gräces de leursalm.

2, L’armee s’assembla ensuite, et ondelibera sur la route qui restait ä faire.Antileon de Thurium se leva le pre-m ' er > et parla en ces termes : « Je suislas enfm, mes compagnons, de pliertagage, de marcher, de courir, de por-ter mes armes, d’observer mon rang,de munter ma garde, de combattre sanscesse - I’uisque nous voila au bord de laruei ' > je veux ne plus essuyer ces fa-ll gpes, mais acbeyer ma route sur unVaisseau, et, etendu de mon long, ar-reter, commeLlysse, en dormantdans

MILLE. - UV. V. 53S

| la Grece. » II s’eleva un grand bruit ä| ces mots. Tous les soldats crierent qu’il; avait raison; un autre Grec parla et fut| du meine avis; tout ce qui etait pre-sent formail le meine voeu. Cbirisophese leva ensuite et dit: « Grecs, je suis: ami d’Anaxibius, et c’est beureuse-1 ment lui qui commande maintenant| les forces navales des Lacedemoniens.

, Si vousme deputez vers lui, je revien-j drai, je I’espere , avec les galeres et lesI bälimens de transport necessaires pourvous embavquer. Puisque vous voulesconlinuer votre route par mer, attendezmon retour, que j’accelererai, et quine peut tarder. » Ces paroles comblerenlde joie le soldat, et il fut arrete queChirisophe mettrait ä la voile le plus totqu’il pourrait.

o. Apres lui Xenophon se leva et tintce discours : « Nous envoyons Chiri-sophe nous chercher une flotte, et nousl’attendrons ici. Je vais donc vous par-i lev de ce qu’ii me parait important de| prevoir pour notre sejour. D’abord ilj faut nous fournir de vivres dans le paysi ennemi; car le marche ne suffil pas; ä nos besoins. Peu de Grecs ont del’argent pour y acheter le necessaire,et nous sommes en guerre avec lespeuples de la com ree qui nous envi-ronne. Il est ä craindre que si nous yallons prendre des vivres sans precau-lion, nous ne perdions beaucoup desoldats. C’est donc par des excursionsen force, si vous m’en croyez, quenous approvisionnerons notre camp ;mais que personne ne s’en ecarle pard’aulres motifs : votre salut en depend.Chargez les generaux d’y veiller. » Getavis fut adopte. « Ecoutez encore ceci,ajouta Xenophon. Plusieuvs de voushont sans donte ä cetle maraude. Jepense qu’il faudrait quecelui qui aurale projet de sorlir du camp en previntles generaux et indiquät oü il va; nouz