XfiNOPHON.
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saurons ainsi ce qu’il y aura de soldalsabsens et ce qui restera au drapeau.Nous preparerons tout pour les casurgens; des le moment oü quelques-uns de vous auront besoin de secours,nous saurons oü il faudra leur en por-ter. Si des Grecs peu senses et sansexperience meditent une entreprise,nous les aiderons de nos conseils etnous tächerons desavoir ä quelles forcesils doivent avoir affaire. » On approuvaet on arreta ce que proposait Xenophon.« Failes encore une reflexion, dit cegeneral: l’ennemi a le loisir de songerä nous piller aussi, et c’est avec justicequ’il nous tend des embüches; car nous-nous sommes approprie ses biens. IIest poste sur les hauteurs qui nousdominent; je crois donc qu’il faut quel’armee soit entouree de grandes gardes.Detaches par piquets tour-ä-lour, fai-sons bonne garde et observons l’en-nemi; les Barbares auront moins defacilile a nous surprendre. Voici uneconsiddration importante encore. Sinous pduvions compter certainementsur le retour de Chirisophe avec uneflotte capable de transporter loute l’ar-m6e, ce que je vais vous dire seraitinutile; mais dans le doute oü noussommes, je voudrais lächer de nouspourvoir ici müme de bätimens. Silorsque ce general reviendra nous noustrouvons en avoir dejä un assez grandnombre, l’abondance ne nuil pas, etnous en naviguerons plus ä notre aise;maissi Chirisophe n’en ramenait point,ceux que nous aurons rassembles iciseront notre ressource. Je vois souventdes navires longer cette cüle; emprun-lons aux habitans de Trebizonde delongs bateaux; nous nous en servironsä ramener ici les vaisseaux qui passe-ront; nous les garderons et leur öte-rons le gouvernail. Nous en useronsainsi jusqu'ä ce que nous en ayons
rassembld ce qu’il nous en faut, et parcette prevoyance les moyens de nousembarquer ne nous manquerent pro-bablement pas. » Ccci fut ralifie encore.« Examinez de plus, dit-il, s’il n’estpas juste que l’armee nourrisse tous lesmatelots de ces vaisseaux tant qu’ilsresteront ici, et que l’on convienneavec eux d’une somme pour nous trans-porter en Grece, en sorte qu’ils nenous soient pas utiles Sans y trouverleur profit. » On approuva encore cetteproposition. « Je suis aussi d’avis, ditXenophon , de prevoir le cas oü nousne pourrions d’aucune maniere nousprocurer assez de bätimens, et d’an-noncer aux villes maritimes qu’ellesaient ä reparer les chemins; car j’en-tends dire qu’ils sont en mauvais etat.La terreur de nos armes et surtout ledesir d’ötre debarrasses de nous les ren-dront dociles ä cette invitation.»
4. On s’ecria alors qu’il ne fallait passonger ä prendre cette precaution. Xeno-phon sentit l’inconsequence des Grecs,et ne proposa point d’aller aux voix;mais il persuada en secret aux villesde travailler volontairement ä la repa-ralion des chemins, en leur exposantque l’armee s’eloignerait plus vite siles routes etaient ou vertes et commodes.Les habitans de Trebizonde preterentun vaisseau ä cinquante rames, que lesGrecs lirent Commander par DexippeLacedemonien. Dexippe ne s’occupa pasä arreter des bätimens, et prenant lafuite secrelement avec le vaisseau qu’ilmontait, il sortit du Pont-Euxin; ilre<;ut dans la suite la peine de sa trahi-son , car ayant intrigue en Thrace ä lacour de Seuthes, il y fut tue parNicandreLacedemonien. Les Grecs emprunterentaussi un vaisseau ä trente rames, etl’envoyerent en mer aux ordres de Po-lycrale Athenien, qui ramena pres ducamp tous les bätimens qu’il put arrS-
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