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Tome premier.
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x£nophon.

pour faire passer le ravin aux hoplites.Lui-m6me reste, separe les armes ä lalegere qui etaient möles, leur fait re-prendre leurs rangs, et ne les laisseprovoquer 1’ennemi par aucune escar-mouche. Quand les hoplites furent ar-rives, il ordonna que chaque cheffor-mät son lochos sur l’ordre oü il croiraitque le Soldat combatirait le plus avan-lageusement : com me ils etaient presl’un del’autre, il attendait d’eux cettorivalite de courage qu’ils avaient mon-tree ä l’envi dans louies les occasions.Los chefs executerent l’ordre qu’on leuravait donne. Xenophon prescrivit auxai mes ä la legere de s’avancer le jave-lot ä la main, et aux archers la flecheposee sur l’arc, pour les lancer sur l’en-nemi des qu’on donnerail le signal; ilrecommanda aux uns et aux autres deremplir de pierres leurs havre-sacs, etcliargea des hommes vigilans d’y tenirla main. Apres ces preparatils, les chefsde lochos, les penlecontarques et lessimples soldats qui ne s’estimaient pasmoins qu’eux, se trouverent langes enbalaille et se voyaient les uns les au-tres; car, par la nature du Iieu, on aper-cevait d’un coup d’oeil toule la ligne.Quand on eut chante le pean et que latrompette eut donne le signal, on jetales cris ordinaires du combat , et aus-sitöt les hoplites coururent sur l’en-nemi; on decocha en möme lemps lestiaits de touteespece, javelots, fleches,pierres, les unes lancees avec la fronde,les autres, en plus grand nombre, jeteesä la main : il y avait mCme des Grccsqui porlaient du feu. La grande quan-tite des tiaits fit retirer l’ennemi de lajölissadeel des tours. Agasias de Stym-phale et Philoxene de Pelcne, ayantpose leurs armes ä terre, monterent ensimple tunique. ün Grec tendit la maina un autre et le tira; un troisiememonla tout seul, et la place paraissait

| prise. Toutesles troupes legeres y cou-rurent et pillerent ce qu’elles purent.Xenophon se tenant ä la porle empß-chait autant qu’il le pouvait les hopli-tes d’y cnlrer ; car d’aulres ennemisparaissaient sur des hauteurs fortifiees.Peu de temps apres on cntendit dans laville de grands cris : les Grecs fuyaient,les uns avec le butin qu’ils avaientpris, quelques autres blessös, et on sepoussait beaucoup ä la porte. On in-terrogca ceux qui sorlaient; ils repon-dirent qu’il existail dans la place unfort d’oü les ennemis avaient fait unesorlieet blesse beaucoup de monde.

8. Xenophon fit publier par le herautTolmides que ceux qui voudraient avoirpart au butin entrassent dans la place.Beaucoup de Grecs s’y porterent, etayant penetrd ä grand’peine ä cause dela foule, repousserent enfin l’ennemiet le renfermerent encore une fois dansla citadclle; tout le reste de l’enceintefut mis au pillage, et l’armdeempor-tait ce qu’elle avait pris. Les hoplitesse tenaient en armes le plus pres dela palissade, les autres dans la rue quimcnail ä la citadclle. Xenophon et leschefs de lochos allerem reconnaitre sil’on pouvait s’en emparcr : c’elail unmoyen d’assurer la rctraitc qui parais-sait trcs-perilleuse tant que l’ennemioccuperait ce posle. Ils eurent beau ob-server, ils lejugerent absolument im-prenable. On se präpara enfin ä revetjirsur ses pas. Les soldats arracherentchacun devant soi les pieux de la pa-lissade; on envoya au butin les hom-mes inutilcs et la plus grande partiedes hoplites ; les chefs de lochos nefirent rester sous les armes que les sol-dats en qui ils avaient le plus de con-fiance.

9. Des qu’on commenfa ä reculer,beaucoup de Barbares firent une sortie.Us portaient des boucliers ä la perse,