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Tome premier.
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RETRAITE RES 1>1X MIELE. - UV. V.

une colönne avec cetle inscription : Cetcrritoire est conaacre ä Diane. Que celui(jui l’occupera et en recueillera les fruitsen preleve annuellement le dixieme pourun sacrifice, et emploie le reste ä entre-tenir le temple : s’il le neglige , La deesseen tirera vengeance.

13. Les Grecs qui «Slaient venus parmer ä Cerasunte en partirent de m&me:on fit marcher par terre le reste de l’ar-mee. Arrivee aux confins du pays desMosynaeciens, eile leur envoie pour de-pute Timesithee de Trebizonde, quietait leur höte public, et leur fait de-mander si eile doit regarder leur terri-toire qu’elle va traverser comme paysami ou comme ennemi. Les Mosynae-ciens repondirent que le parti qu’onprendrait leur importait peu; car alsse reposaient sur la force de leuvs pla-ces. Timesithee expose alors ä l’armeeque les Mosynaeciens sont divises, quela partie de ces peuples qui habite äI’ouest est en guerre avec ceux-ci; onjugea ä propos d’envoyer ehercher lesPremiers et de leur proposer une al-liance offensive contre les autres. Time-sithee y fut depute et ramena avec luileurs chefs. Quand ils furent arrives,ils s’assemblerent avec les generauxgrecs, et Xenophon leur parla ainsi,Timesithee lui servant d’interprete:

14. «Mosynaeciens, nous voulons re-tourner en Grece par terre, car nousn’avons point de vaisseaux: la partie devotre nation qu’on dit etre en guerreouverte avec vous, s’oppose ä notrepassage. Vous pouvez, si vous le vou-lez, vous allier ä nous, venger les in-jures que vous avez rer;ues de vos en-nemis, et les röduire ä jamais sousvotre puissance. Songez que si vousnous laissez passer, vous ne trouverezplus l’occasion d’avoir pour auxiliaireune armee teile que la nötre. » Le chefdes Mosynaeciens repondit qu’il etait du

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mt“ine sentimeni, et qu’il acceptaitl’alliance. « Voyons donc, poursuivitXenophon, ä quoi vous voulez nousemployer, si le traite se conclut, et dequelle utilite vous nous serez reci-proquement pour conlinuer notre mar-che. » Ils dirent qu’ils pouvaient faireune diversion, et atlaquer ä reversl’ennemi commun; qu’ils enverraientd’ailleurs, au camp des Grecs, uneflotte et des hommes qui leur servi-raient, et des guides et des troupesauxiliaires.

15. Ils repartirent ensuite apres avoirdonne leur foi et re^u celle des Grecs,et revinrent le lendemain avec troiscents pirogues. Chacune etait faite d’unseul tronc d’arbre, et portait troishommes, dont deux descendirent äterre et y poserent leurs armes enordre, laissant le troisieme dans la pi-rogue; ces pirogues s’en retournerentconduites ainsi par un seul matelot.Voici comment se formerent ceux quiavaient debarque : ils se mirent surplusieurs files, l’une vis-ä-vis de l’au-tre, et chacune de cent hommes ä peupres, comme fait le choeur sur le theä-tre; ils portaient tous des boucliers äla perse, couverts de cuirs de boeufsblancs, garnis de leur poil, et de laforme d’une feuille de lierre. Ils te-naient de l’autre main un javelot longd’environ six coudees, qui etait arm6ä un bout d’une pointe defer, et finis-sait, du cöte de la poignee, en bouletravaillee dans le bois meme. Leurstuniques leur descendaient jusqu’auxgenoux; elles etaient d’une toile epaissecomme des couverlures de lit. Leursletes etaient couvertes de casques decuir, semblables ä ceux des Paphla-goniens, mais sur le milieu desquelsune tresse de crin s’elevait en spirale,ce qui leur donnait assez l’apparenced’une tiare. Ils etaient aussi armes de