UETRAITE DES DtX
söit en lan$ant aux Grecs des javelots,soll en les attaquanl de pres, et t:\clian tde les repousser avec de grosses et delongües piques dont ils etaient arm6s,d qu’un homme aVait peine ä porter.
18 . Les Grecs ne reculant point, maiss’avancant au conlraire pour charger, -les Baibares prirent la fuite, et des lors |lout ce qui etait dans la ville I’aban- idonna. Le roi ne voulut point sorlir |d’une tour de bois construite sur lesommet de la montagne : c’est sa resi-jdenceordinaire. II y est entretenu auxfrais de tout son peuple, et observe, dece lieueleve, ce qui pourrait menacer jla ville; il y fut consume avec l’edificequ’on brüla. Dans le premier postequ’on avait force etait une tour pa-reille; des Barbares qui s’y elaient re-fugies eurent la möme obstination,et subirent le mfime sort. Les Grecsmirent la ville au pillage; ils trouve-reht, dans les maisons, des amas depains entasses depuis l’annee pr£ce-dente, suivant l’usage du pays, ä ceque dirent les Mosynaeciens. II y avaitaussi du bl6 nouveau en gerbes; laplus grande partie de ce grain etait del’epeautre. Dans des cruches on trouvades tranches de dauphin sale; d’autresvases elaient pleins de la graisse de cepoisson : eile etait employee, par lesMosynaeciens, aux mßmes usages quel’huile d’olive par les Grecs. Des plan-cliers etaient couverts d’une grandequantite de chätaignes, dont la sub-stance interieure n’elait separee paraueunemembrane; on les faisait bouil-lir, et les liabiians les mangeaient sou-vent ainsi en guise de pain. 11 se trouvaaussi du vin, qui, lorsqu’on le buvaitpur, paraissait aigre ä cause de sa ru-desse; mais si on le melait avec deleau, il ncquerrait du parfum et ungöütagrdable.
19. les Grecs dinerent et continuerent
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ensuife lettr rrlarehe, apres avoir remisla place ä leurs allies. De toules lesvilles occupöes par les ennemis quel’arm§e trouva sui- son chcmini lesmoins förtes furenl abandonndes parleurs defenseurs, et les autres se ren-dirent volontairement. Voici ce quec’etait que la plupart de ces villes :elles elaient distantes entre elles d’en-viron quatre-vingls stades, les unesplus, les autres moins. En jelant descris d’une place, les Barbares se fai-saient cntendre de l’autre, tant il yavait de monlagnes et de vallons dansce pays. Quand on fut arrive ä la par-lie habitee par les allies des Grecs, ilsfirent remarquer que les enfans desgens riches, nourris de chätaignesbouillies, etaient gras, avaient la peautres-delicate et tres-blanche , et qu’ämesurer leur grossem - , et ensuite leurgrandeur , il y avait peu de difference;leur dos etait peint de plusieurs Cou-leurs, et, sur ledevant de leur corps,on avait dessinö partout et pointille desfleurs. Ce peuple ne se cachait derien,et lächail, aux yeux de toulel’armöe,d’obtcnir les dernieres faveurs des Allesqui la suivaient : tel etait l’usage dupays. Tous les hommes y etaient blancset les femmes aussi. Les Grecs direntque, dans lecours de toute leur exp6-dition, ils n’avaient passe che* au-| cune nation aussi barbare , et dont les| mceurs fussent plus eloignees des leurs.i Les Mosynaeciens faisaient en public■ ce dont tous les autres humains se| cachent, et s’absliendraient s’ils dtaientvus; des qu’ils elaient seuls, au con-traire, ils se conduisaient comme s’ilscusscnt ete en sociele. Ils se parlaientä eux-mömes; ils inlerrompaient leursmonologues par des ris, puis ils sele-vaient, et dans quelque endroit qu’ilsse trouvassent, ils se mettaient ä dan-ser avec l’air de vouloir montrer leur