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agilit£ ä des spectateurs, quoiqu’ilsn’en eussent point.
20. Les Grecs employerent huit joursä traverser le pays de leurs ennemis etcelui de leurs allies, et arriverent ä ce-lui des Chalybes : c’&ait un peuple peunombreux et soumis aux Mosynseciens;la plupart vivaient de leur travail auxmines de fer. On trouva ensuite le paysdes Tibareniens, dont le sol est plusuni; leurs places sont situees sur lebord de la mer, et moins fortes. Lesgeneraux voulaient les allaquer de viveforce pour quel’armee y fit du butin,et refuserent d’abord les dons de l’hos-pitalite que vinrent leur offrir les de-putes de ce peuple. On leur dit d’at-tendre jusqu’ä ce qu’on eüt delibere,et on sacrifia. Apres avoir immolebeaucoup de victimes, lous les devinss’accorderent ä dire que les dieux n’a-vaient temoigne, par aucun indice,qu’ils approuvassent cette guerre. Onree ul donc enfin les presens des Tiba-reniens; et, ayant march6 pendantdeux jours, en menageant leur territoirecomme pays ami, l’on arriva ä Co-tyore, ville grecque, colonie de Si-nope, et situee dans le pays des Tiba-reniens.
21. Jusque lä l’armee ne s’etait pointembarquee, et voici le calcul du che-min qu’elle avait parcouru ä son re-tour, depuis le champ de bataille oüCyrusfut tue, jusqu’ä Cotyore. En centvingt-deux marches , eile avait fait sixcent vingt parasanges, ou dix-huitmille vingt stades, dans l’espaee dehuit mois. Elle sejourna pres de Co-
de Cotyore; car les habitans de cetteville n’en faisaient pas trouver auxGrecs ä prix d’argent, et ne voulaientpoint recevoir les malades de l’armeedans l’enceinte de la place.
22. II arrive alors des d6put6s de Si-nope; ils craignaient et pour la villede Cotyore qui dependait d’eux et leurpayait tribul, et pour son territoirequ’ils avaient oul dire qu’on ravageait.Ils vinrent au camp et parlerent ainsi,parl’organe d’Hecatonyme, qui passaitpour un homme eloquent: « Soldats,la ville de Sinope nous a envoyes pourvous complimenter, vous qui 6tes desGrecs, d’avoir vaincu les Barbares, etpour vous föliciter de ce que vous 6tesenßn ici, ayant surmonte , si l’on encroit la renommee, un grand nombrede formidables obstacles. Nous som-mes Grecs comme vous, et il seraitjuste qu’ä ce titre nous eussions quel-que sujet de nous louer de vous, etn’en eussions aucun de nous en plain-dre, d’autant que nous ne vous avonspas donne le moindre exemple d’hos-tilites et d’insultes. Les citoyens de cetteville de Cotyore sont une de nos colo-nies; nous leur avons donne le do-maine qu’ils cullivent, apres l’avoirconquis sur les Barbares : voilä pour-quoi ils nous payent, ainsi que leshabitans de Cerasunte et ceux de Tre-bizonde, le tribut que nous leur avonsimpose. Quelque mal que vous fassiezä ces peuples, la ville de Sinope croitle ressentir. Nous avons entendu direque vous etiez entres ä main armeedans Cotyore; que vous aviez löge quel-
tyore quaranle-cinq jours, pendant les- | ques soldats dans la ville, et que vousquels on offrit d’abord des sacrifices ! preniez, sur son territoire, ce dontaux dieux. Chaque nation grecque fit j vous aviez besoin, par violenceet nonseparement une procession solennelle, j de gre ägre. Nous n’approuvons pointet s’exerga ä des combals gymniques. votre conduite, et si vous persistezOn allait prendrc des vivres, soit dans j vous nous obligerez de nous allier äla Paphlagonie, sott dans le territoire I Corylas, aux Paphlagoniens, et ä tou#