RETRA1TE DES DIX llILEE. - - LIV. V.
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les aulres peuples avec lesquels nouspourrons nous liguer. »
23. Xenophon sc leva, et reponditainsi au nom de l’armee: « Sinopeens,nous sommes venus ici satisfaits d’avoirsauve nos jours et nos armes. Piller,nous charger de butin, et combattreen meine temps nos ennemis, nous au-rait eie impossible. Nous sommes en-fin arrives jusqu’ä des villes grecques :äTrebizonde, oü l’on nous apportaitdes vivres ä acheter, nous n’en avonspris qu’en payant. Les citoyens decelle ville ont rendu des honneurs äl’armee, et lui ont offert les presensde l’hospilalite. Nous nous sommes ac-quittes envers eux par des honneurspareils; nous avons epargne ccux desBarbares donl ils etaient allies; nousavons altaque ceux de leurs ennemiscontre lesquels ils nous ont conduitseux-memes, et leur avons fait lout lemal que nous avons pu. Interrogezdes habitans de Trebizonde ; deman-dez-leur comment nous en avons agiavec eux : ils’en trouve ici que par ami-lie leur ville nous a donnes pour guides.Partout, aucontraire, oünous arrivons,nous ne trouvons point de vivres ä ache-ter, que le pays soit grec ou barbare,et nous prenonsce dont nous avons be-soin,, non par licence, mais par neces-sile. Celtenecessile nousa reduitsä fairela guerre aux Carduques, aux Chal-deens, aux Taoques, quoiqu’ils ne fus-sent point sujets d’Arlaxerxes, et quenous les regardassions comme des en-nemis redoutables; car ils nevoulaientpoint nous faire trouver im marchegarni de vivres. Les Macrons, au con-trafte, nous en ont fourni ä prix d’ar-gent, comme ils ont pu; quoique celussent aussi des Barbares, nous lesavons traites comme amis, et nous n’a-xons rien pris chez eux par violence. Sinous en avons use autrement avec les
habitans de Cotyore, que vous diles de-pendrede vous, ils ne doivent en accuserqu’eux-memes; ils ne se sont pointconduits avec nous comme amis; ilsont ferme leurs portes, et n’ont vouluni nous laisser enlrer dans la place, ninous apporter au camp des vivres pournolre argent; ils en ont rejete la fautesur le gouverneur que vous leur avezdonne. Je passe au reproche que vousnous failes d’ütre entres par force etd’occuper leurs maisons. Nous les avonspries de loger nos malades; comme onn’ouvrait point les portes, nous som-mes entres dans la place par le cötememe oü l’on refusail de nous admet-tre. Nous n’y avons fait aucun aulreacte de violence, mais nos malades sontä l’abri des injures de l’air, dans desmaisons oü ils vivent ä leurs propresfrais. Pour qu’ils n’y soienl pas ä la dis-position de votre gouverneur, et quenous puissions les transporler quand ilnous conviendra, nous avons mis desgardesaux portes. Le reste de l’armee,vous le voyez, couche au bivouac, gardeexactement ses rangs, est toujours prütä reconnaitrc un bienfait et ä repousserune insulte. Vous nous menacez, etpretendez qu’il ne depend que de vousde faire alliance contre nous avec Co-rylas et les Paphlagoniens.Nous feronsla guerre, si vous nous y contraignez,et ä vous et ä eux; nous nous sommesdejä eprouves contre des forces bien plusnombreuses; mais, peut-etre, si nousle jugions ä propos, serait-ce ä nousques’allieraitcechefdesPaphlagoniens.Le bruit est venu jusqu’ä nos oreillesqu’il souhaitail ardemment ütre mai-tre de votre ville et des postes forlifiessur le bord de la mer. Nous lächeronsde nous coneilier son amiiie en le ser-vant dans ses projets. »
24. Les aulres depules qui accompa-gnaient Uecatonyme porurenlalors ttes-
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