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Tome premier.
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XftNOPHON.

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meconlensdu discoursqu’il avait tenu.Un d’eux s’avanca et dit aux Grecsqu’ils n’etaient poini venus pour leurdeclarer la guerre, mais pour leur don-ner, au conlraire*, des temoignages d’a-nntie. « Si vous venez ä Siuope, uousyous y recevrons, et yous offrirons lesdons de l’hospitalite. Nous allons desmaintenant ordonner aux habilans deCotyore de vous lburnir des secours quidependenl d’eux; ear nous voyons quevous ne nous avez rien dit que de vrai.»Bientöt apres la ville de Cotyore envoyades presens, et les generaux reyurenlde leur cöte comrae leurs liötes les de-pules des Sinopeens. lls s’entrelinrentensemblesur ce qui concernait les unset les autres. Differentes malieres, maissurtout des queslions sur le reste de laroute et sur les Services mutueis qu’onpouvail se rendre, furent le sujet de ceteniretien. Ainsi finit lajournee.

25. Le lendemahl, les generaux con-voquerent les soldats; ils jtigerent con-venable d’appeler les depules et de deb-berer avec eux sur les moyens d acheverla route que l’armee avait cncore ä fairepour- arriver en Grece; car s’il fallaitaller par terre, il paraissait utile d’avoirdes guides sinopeens, vu la connais-sance qu’ils avaient de la Paplilagonie,et les Grecs devaient avoir bien plusbesoin cncore de la ville de Sinope, s’ilsvoulaienl s’embarquer : eile seule pa-raissait en etat de leur fournir la quan-tite de bälimens necessaires pour trans-porter toutc l’armee. On appela doncles deputes pour deliberer avec eux; onleur dit que, commeGrecs, le premierService qu’ils devaient rendre ä des com-patriotes etait de se monlrcr bien in-tenlionnes pour eux, et de leur donnerles meilleurs conseils. j

20. Ilecalonymese leva. llcommen^apar une apologie du discours qu’il avaitleim la veille; il dil que le propos qui '

lui etait echappe, que la ville de Siuopepouvait se liguer avec les Paphlago-nieus, nesignifiait point qu’elle voulötfaire avec ces peuples la guerre ä l’ar-mee grecque, mais au conlraire que,

1 pouvantsongerä l’alliance des Barbares,sa patrie preferait celle des Grecs. Ceux-ci l’ayant presse de leur donner son avissur le point discule, apres avoir invo-que les dieux, il parla ainsi : « Puisse- !: t-il m’arriver toutes sortes de prosperi-i tes si je vous conseille le parti que je| crois le meilleur! Puisse m’arriver le. conlraire si je vous parle autrement!

| Je regarde celtc deliberalion comme' sainte. Lorsque l’evenement auraprou-ve que je vous ai bien conseilles, benu-coup de vous autres Grecs me louerez,beaucoup me maudirez si je vous en-gage ä prcndre un parti qui vous soitfunesie. Je sais qu’en vous proposantde vous embarquer, je conslitue ma pa-trie’en beaucoup plus de frais et d’em-barras; car ce sera ä nous a vous four-nir des bälimens, au lieu que si vousI alliez par terre, ce serait ä vous-memesä vous ouvrir une route les armes ä lamain. II faut cependant dire cequejcpense et ce que je sais. car je connais, par experience le pays et les forces desPaphlagoniens. On trouve dans leurI province et les plus bei les plaines et lesmontagnes les plus elevees. Je sais da- |bord par oü vous serez contraints d’ycnlrer : il n’y a point d’autre chemin: qu’une gorge, dominee des deux cötespar des montagnes elevees; qu’unepoi-gnee d’bommes occupe ces hauleurs,

! ils sont maitres du defile, et touslesbumains reunis n’y passeraienl pas nial-gre eux. Je rnontrerai ce local ä des jGrecs, si vous voulez y envoyer avec j

moi. On trouveensuiledesplaines;elles

sont defendues par une cavalerie queles Barbares rcgardenl comme la ineil-leurc de tonte celle d’Arinxerxes : e 1 * 0 ;