RETIUITF. DES DIX MILLE. — LIV. VI.
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dessus. Chirisophe , degofite pur ce quis’etail passe, et en ayant coiicu de I’ha-meur conlre l’armce, permit ä Xeno-plion de faire tout ce qu’il voudrait. Cegeneral fut tente de s’embarquer seid etd’abandonner Ies troupes; mais ayantfait un sacrifice ä Heicule conducleur,pour savoir s’il lni serait plus avanla-geux de rester ä la lete de la divisionqu’il commandail, ou de la quitter, cedieu lui lit voir dans les entrailles desviclimes qu’il ne devait point se deta-cher de ses soldals. Ainsi l’armee sesepara en trois corps : les Arcadiens etles Achcens faisaient plus de quatiemillecinq Cents hommes, tous infante-rie pesante. Chirisophe avait sous luienviron quatorze Cents hoplites et pres-que sept cents armes ä la legere; cesderniers etaient les Thraces qu’avaitamenes Clearque. A peu pres dix-septcents hoplites et trois cents armes ä lalegere formaienl la division de Xeno-plion; il avait seul de la cavalerie ä sesordres; eile formait une petite trouped’environ quarante chevaux.
14. Les Arcadiens ayant obtenu, deshabitans d’Heraclee, des bätimens detransport, mettent, les premiers, ä lavoile, pour tomber ä l’improviste surles Bithyniens, et y faire le plus debutin qu’il leur sera possible. Ils des-cendent au port de Calpe, situe vers lemilieu de la Thrace. Chirisophe partitd’Heraclee et marcha ä travers l’inle-rieur du pays; mais quand il fut entreen Thrace, il regagna les bords de lamer, et conlinua sa route par terre,cotoyant le rivage; car il se sentait dejämalade. Xenophon ayant misäla voile,debarque aux confins de la Thrace et duterritoire d’Heraclee, puis s’avancedansle milieu des terres, et suil ainsi le che-min de Calpe.
15. On a dit ci-dessus comment avaiteie dissous le commandement en chef de
Chirisophe, et comment rannec setaitpartagee. Voici ce que lit chacune desdivisions : les Arcadiens, ayant debar-que de nuit au port de Calpe, marche-rent vers les premiers villages, ä cin-quante stades ä peu pres de la mer.Quand le jour eut paru, chaque generalmena ses troupes dans un cantonne-ment separe; on conduisil deux lochosä chaque village qui parut plus consi-derable; on convint d’une colline pourrendez-vous general. L’irruplion desGrecs avait eie imprevue et subite; ilsfirent, par cetle raison, beaucoup deprisonniers, et enleverent une grandequanlite de rnenu belail.
16. Les Thraces qui avaient pu fuirse reunirent. Comme ils etaient armesä la legere, il y en avait beaucoup quiavaient echappe ä l’infanterie pesantedes Grecs, quoiqu’iis fussent presqueentre ses mains. Quand ils se furentrassembles, ils allaquerent d’abord lelochos des Smicres, un des generauxarcadiens, tandis que cette troupe mar -chait au rendez-vous designe, chargeede butin. Les Grecs continuerent quel-que temps leur inarche en combatlant;mais, au passage d’un ravin, ils sontcharges et rompus. Smicres est tue, ettous les soldats sont passes au fil de l’e-pee. Tel fut ä peu pres le sort d’IIege-sandre, chef de lochos, l’un des dixnouveaux generaux; il ne revint aveclui que huit hommes de sa troupe; lesautres chefs gagnerent la colline et s’yrassemblerent, les uns sans avoir eieattaques, les autres avec peine. LesThraces, apres ce premier succes, s’ap-pelerent les uns les autres, et, concevantune nouvelle audace, rassemblerent desforces pendant loute la nuit. Des lapointe du jour, ils se formerenl en ba-taille tout autour de la colline oü cam-paient les Grecs. Ils avaient beaucoupde cavalerie et d’inlanterie legere; leur
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