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Tome premier.
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RETRAITE DES MX M1U.B.

UV. V!.

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Signatar par 1'exploit ie plus brillant,si le salut de taut de Grecs doit elrevolre ouvrage, et tel est peut-etre ledessein de la providence. Elle se plaitä abaisser des superbes qui onl eu tropde confiarice en eux-mömes; eile veutnouscouvrir de plus de gloire qu’eux,nous qui n’entreprenons rien sanscom-mencer par invoquer les Immortels.Ayez donc ä me suivre, et portez gründeattention ä ce qui vous sera prescritpour pouvoir l’executer poncluelle-ment. »

19. Ayant ditces rnois, il se mit ä latfete des troupes. La cavalerie se dispersaautant qu’elle le put faire sans risque,et brüla tont ce qui se trouva sur sonchemin. Eu andere d’clle, les armes äla legere oecupcrent successivement leshauteurs que l’armee laissait sur sesflancs; ils detruisirent, en y portant laflamme, tout ce qu’ils virent et qu’ilspurem incendier; le reste des troupesensuite en usait de meme ä son passagelorsqu’il s’y trouvait quelquechose d’e-pargne. Le pays entier paraissait en feu,et ce speetacle annonyait la marched’une arm«: nombreuse. L’heure enetant venue, les Grecs monterent suruae colline et y camperent. Ils decou-vrirent de lä les feux de 1’ennemi quin’etaieul qu’ä environ quarante stadesd’eux,eti!s en allumerenieux-memesle plus qu’ils purent. Quand l’armeeeut soupe, on ordonua d’eteindre auplus eile tous ces feux; on playa desgardes avancees, et l’on prit quelquerepos pentiant la nuil. A ia poiute dujour, l’armee, apres avoir ad resse desprieres aux dieux, ct s’etre rangee enordre de bataille, marclia en avant leplus rnpidemenl qu’cllc put. Timasionet la cavalerie preeedaicnl le gros destroupes; ils avaient avec eux des gui-des.et, s etant avancCs, ils se trouverentSans le savoir sur le tertre, oü les Ar*

eadiens avaient 6t6 inveslis. 11s n'y vi*rent plus ni amis, ni enneinis,et ilsen inslruisirent aussitot Xenophon et sadivision. II ne reslait sur celte collineque des vieilies femmes, des vieillards,quelques mauvais moutons et betesa cornes qu’on y avait abandonnes.On fut d’abord etonnd, et l’on necon-cevait pas ce qui pouvait etre arrive;on s’en informa ensuite aux malheu-reux qui avaient eie laisses surlelieu;on apprit d’eux que les Tluaces s’e-taient retires des le soir. Ces vieillardsajouterent que le corps des Grecs s’etaitmis en mouvement le matin, maisqu’ils ignoraie.nl sur quelle direclion ils’etait porte.

20. Xenophon et ses troupes, ayantreyu ces informations, dinerent, puison fit plier les equipages et on se remiten marche, dans le dessein de rejoindreau plus töt les autres Grecs au port deGalpe. Chemin faisant, les soldats trou-verent la trace des Arcadiens et desAcheens qui retournaient ä ce port.Ayant suivi la meine route, ils se re-virent enfin les uns les autres avectransport, et s’embrasserent commefreres. Les Arcadiens demanderent auxsoldats de Xenophon pourquoi ilsavaient eteint les feux. « Ne les voyantplus allumes, ajouterent-ils, nousavonscru d’abord que vous attaqueriez pen-dant la nuit les Thraces. L’ennemi aeu, ä ce que nous presumons, la memeidee, et l’effroi qu’il en a congu l’afaitdecamper; car c’est vers cette heure äpeu pres qu’a commence sa retraite.Comme vous n’arriviez point, le tempsqu’il vous faliait pour nous rejoindreetant plus qu’ecoule, nous avons prö-suimi qu’instruits de notre Situationvous aviez ete frappes de lerreur vous-memes, et que vous vous etiez retiresvers la mer. Nous nous sommes deter-mines ä ne pas rester en arriere de vous»

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