xfiNOPHON.
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de sortir du camp pour se procurer desprovisions. On immola encore , pouren obtenir la permission, jusqu’ä iroisviclimes : les dieux la refuSeronl con-slammenl. De ja les soldals allaient äla teilte de Xenophon, et criaient qu’ilsn’avaient pas de quoi manger. Ce ge-neral s’obstina, et repondit qu’il nemenerail point nors du camp l’armee,lant qu’il n’y aurait pas en de presagesheureux.
26. Le lendemain, on lit un nouveausacrifice, et l’armee presque entiere,altiree par l’interet que chaeun prenaita l’evenemcnt, formait un cercle .au tourdes viclimes; on finit par en manquer.Les generaux ne conduisirenl point lestroupes liors de la ligne, et convoque-rent les soldats. Xenophon leur dit :« L’ennemi est sans doute rassembleet nous met dans la necessite de lecombattre; si donc nous laissions nosequipages dans le poste de Calpe, for-tifie par la natu re, et marchions enarmes comme pour livrer balaille, noustrouverions probablement dans les en-trailles des victimes des signes plusfavorables. » A ces mois, les Grecs s’e-crierent qu’il fallait ne rien transporlerdans ce lieu funeste, mais sacrilier auplus vite. On n’avait point de menubetail; on immola des bceufs d’atle-lage, qu’on acheta. Xenophon recom-manda a Cleanor, Avcadien, de loutpreparer avec zele, pour que rien nerelardät la marche, si les dieux 1 ap-prouvaienl; mais quelques soins qu'oneüt pris, on ne put obtenir des presagesheureux.
27. Neon avait succede au generalatde Chirisophe et commandait sa divi-sian; voyant la disette extreme oü l’ar-mee etait reduite, il voulut faire plaisiraux Orccs, et ayant trouve un habitantd’lleraclee, qui disait connaitre desvillages oü l’on pourrait prendre des
vivres, ä peu de distance du camp, il fitpublier par un heraut que ceux quivoudraient en aller cherchcr se presen-lassent, et qu’il y marcherait ä leurtete. Pres de deux mille hommes armesde javelots, portant des out res, des sacset toutes sortes d’especes de vases, sor-tirent du camp; lorsqu’ils furententresdans les villages et se lurent dispersespour piller , la cavalerie de Pharnabazetomba d’abord sur eux. Elle etait venueau secours des Bithyniens, dans le des-sein de concourir avec ce peuple, pourempöcher, s’il elait possible, les Grecsde peiietrer en Phrygie; celte cavaleriepassa au fil de l’epee au moins cinqcents Grecs; le reste se refugia sur lamontagne.
28. Un des fuyards ra|iporta au campla nouvelle de celte deroute. Xeno-phon, comme les sacrifices ce jour-lämeme n’avaient rien annonce d lieu-reux , prit un boeuf d’attelage (car onn’avait point d’autre victime), l’im-mola, et marcha au secours.des Grecs,avec lous les soldats äges de moins decinquante ans; ils sauverent ceux deleurs compagnons qui n’avaient pointperi, et revinrent au camp avec eux.Dejä s’approchait l’heure du coucher dusolei 1, et les Grecs, fort decourages,s’etaient mis ä souper. Tout-ä-coupquelques Bithyniens, ayant traverse desbois fourres , toniberent sur les gardesavancees , tuerent plusieurs hommes,et poursuivircnt les autres jusqu’aucamp. Un grand cri s’eleva; tous lesGrecs coururenl aux armes. II parutdangereux de poursuivre l’ennemi et declianger la position du camp pendant lanuil; car le pays etait couvert. Toutel’armee resta jusqu’au lendemain matinsous les armes, apres avoir pose de nou-velles grandes gardes assez fortes pourresister, si elles eussent ete attaquees.
29. On passa ainsi la nuit. Le lende-