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Tome premier.
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xtNOPHON.

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d’un plelhre environ, aux ordres deSamolas, Acheen; il garda l’aulrepourmarcher de meme derriere le centre,et en donna le commandement ä Py-rias, Arcadien; le dernier fut detachevers l’aile gauehe, et eut pour chef Phra-sias, d’Athenes. L’armee avamjant tou-jours, quand ceux qui la conduisaientfurent amves ä un grand vallon dontle passage etait difficile, ils firent halte;car ils ignoraient s’il etait possible dele traverser. On appela tous les gene-raux et les chefs de lochos ä la tete dela ligne. Xenophon, etonnö, ne conce-vait pas ce qui pouvait arreter la mar-che : il entendit bientöt l’invitation, etse porta au front ä bride abatlue. Quandtous les chefs furent assembles, Sophe-nete, le plus äge des generaux, dit qu’iletait impossible de passer un lieu sidifficile, et qu’il n’y avait pas sujet ädeliberalion. Xenophon l’interrompitavec precipitation , et parla en ceslermes :

32. « Vous savez, ines compagnons,que je n’ai jamais cherche ä vous engagerdans un danger inulile. Je vois en vousdes honnnes qui ont assez fait pour leurgloire et qui ne doivent plus songerqu’ä leur salut. Mais voici notre positionactuelle : nous ne pouvons reculer d’iciSans combaltre. Si nous ne marchonspas ä ces troupes, eiles nous suivrontet nous chargeront dans notre retraite.Considerez s’il vaut mieux aller en avantcontre eiles les armes presentees, oufaire demi-tour ä droite et les voir en-suite sans cesse derriere nous prßtes änous attaquer. Se retirer devant l’en-nemi, vous le savez, n’inspire point desenlimens d’honneur; mais le pour-suivre enhardit les hommes les plus !ä-ches. J’aimerais mieux etreäsestroussesavec la moitie moins de troupes que lui,que d’etre oblige de marcher en ar~rieie avec des forces deux fois plusnom-

j breuses. Je suis persuade que vous ne* pouvez pas vous-memes vous figurer| que ces gens nous attendent si nous les, chargeons, et vous savez tous qu’ils ose-j ront inquieter notre retraite s’ils nousvoient reculer. Debouchons au-delä dece vallon presque impraticable; ap-puyons-y les derrieres de notre ligne.Une teile position ne merite-t-elle pasque des troupes qui doivent combattre! se pressent de l’occuper? Oui, ce que je; desire, c’est que l’ennemi ait tous les: chemins ouverts pour sa retraite, et| que le local meme nous enseigne qu’il! n’est pour nous de salut que dans la vic-toire. Je m’elonne que ce vallon inspire1 ä quelques-uns de vous plus de lerreurj que tant de passages difficiles qui nenous ont point arretes. Que dis-je! cetteplaine oü nous sommes ne sera-t-ellepas fäclieuse ä traverser en revenant, sinous n’avonsbattu la cavalerie que vous. voyez ? Comment repasserons-nous lesmontagnes oü il nous a fallu gravir pouri parvcnir ici, poursuivis par tant d’ar-mes ä la legere ? Mais je veux que nousnous relirions sans perle jusqu’ä lamer. Le Pont-Euxin n’a-t-il pas unej bien autre etendue que ce vallon? et; nous ne trouverons sur ses bords ni bä-; timens pour nous embarquer, ni pro-visions pour y sejourner. Si nous nous1 empressons de revenir ä nos relranche-; mens, les besoins de la vie nous force-j ront d’en sortir promptement; il vauti donc mieux livrer bataille aujourd’hui,ayant bien dine, que de combaltre de-main ä jeun. Compagnons, les sacrifi-ces nous annoncent des succes; le voldes oiseaux nous a donne des auguresfavorables; les victimes ne pouvaientetre plus belles : marchons ä ces hom-mes; il ne faut pas qu’apres avoir vutoule notre armce, ils soupent äleur aiseet marquent leurcampoü il leur plaira.»

33. Tous les chefs de lochos pressevent