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Tome premier.
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RETRAITF, DES DIX

alors Xenophon de conduire l’armee, etpersonne ne s’y opposa. 11 se mit donc äla täte, apresavoir ordonne qu’on travcr-sät le vallon sans se rompre, et chacunmarchant droit devant soi. li presumaitqu’on se trouverait ainsi au-delä pluspromptement et plus en force que s’ilfaisait defiler les Grecs sur un pont quietait au milieu du vallon. Quand onl’eut traverse, Xenophon longea la ligneet tint ce discours: « Soldats, rappelezä votre memoire toules les journees oü,avec l’aide des dieux, votre valeur vousafait triompher, et peignez-vous lesortqui attend ceux qui tournent le dos äl’ennemi; songez aussi que nous som-mes aux portes de la Grece; suivez Iler-cule conducteur et appelez-vous les unsles autres en vous exhortant ä vous bienconduire. Que votre langage, que vosactions manifestem votre ardeur : ilsera doux de les entendre celebrer parles hommes dont vous desirez les ap-pitudissemens. »

34. Xenophon dit ces mols en galo-pant le long du front de la ligne: il laconduisait tout en parlant; et, ayant faitplacer sur les deux ailes les armes ä lalegere, il marcha ä l’ennemi. On or-donna de porter la pique sur l’epauledroite jusqu’ä ce que la trompette don-nät lesignal de la Charge, de la presen-ter ensuite, puis de marcher lentementet en ordre, et de ne point eourir enpoursuivant l’ennemi. On fit alors pas-ser le mot de ralliement: Jupiter sau-veur, Hercule conducteur. Les ennemis,croyant leur position bonne, attendi-rent les Grecs; ceux-ci s’etant appro-ches, leurs armes ä la legere jeterent lescris du combat et se mirent ä eouriravant d’en avoir rec;u Vordre. L’ennemi,tant la cavalerie que le gros d’infameriebithynienne, marcha de son cöle con-tre eux et les mit en fuite; mais la li-gne d’infanterie grecque s’uvanyait,

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marchant au pas redouble. Le son de latrompette se fit entendre; les soldatschantercnt le pean, puis pousserent lescris usites et baisserent en meme tempsleurs piques. Les ennemis effrayes netinrent plus et prirent la fuite. Timasionles poursuivit avec la cavalerie grecque,et on en tua tout ce que put passer aufd de l’epee un escadron aussi peu nom-breux. L’aile gauclie de l’ennemi, quiavait eie suivie par cette cavalerie, futaussitöt dispersee; son ailedroite, n’e-tant pas aussi vivement poussee, fithalle sur une colline et se forma. Lesvoyant arretes, les Grecs jugerent quelien n’etait plus facile et moins peril-leux que de les charger sur-le-champ.L’armee chanta donc encore une fois lepean et marcha aussitöt. L’ennemi n’at-lendit point les Grecs, et les armes ä Jalegere poursuivirent cette aile droite jus-qu’ä ce qu’elle füt aussi dispersee quel’autre. Les ennemis eurem cependantpeu d’hommes tues; car leur cavalerie,qui etait nombreuse, inspirait de laterreur aux Grecs. Ceux-ci voyant cettecavalerie de Pharnabaze, qui etait en-core formee, et celle des Bithyniensqui s’y ralliait, contempler, du hautd’une colline, ce qui se passait,quelquelas qu’ils fussent, jugerent qu’il fallaitcependant marcher comme ils pour-raient ä ces troupes, et ne leur pas lais-ser prendredu repos et de l’audaee; ilss’y avancerenl donc langes en bataille.Alors les ennemis seprecipitcrent ä lou-tes jambes du haut en bas du revers dela colline,comme s’ils eussent ete pour-suivis par d’autre cavalerie; ils entre-rent dans un vallon marccageux, in-connu aux Grecs; mais ceux-ci ne lespoursuivaient point, et etaient dejä re-venus sur leurs pas; car il etait tard.De retour au lieu de la premiere melee,ils erigerent un trophee, puis reprirentle chemin de leur camp, ä peu pres