Xf.NOPHON.
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vers l’heure oü le soleil se couchail : ils ■ soldals avaient ete separement ä la ma-
en etaient eloignes d’environ soixanlestades.
55. Les ennemis s’occuperent ensuitc
raude; d’autres avaient couru sur lamonlagne voisine; ils avaient pris beau-coup de menu belail. Craignant qu’il
de la Conservation de leur pays; il Irans-j ne soit confisquti, ils s’adressent aporterent les habilans et leurs effets le ; Dexippe, äcememe Dexippe qui s’eiaitplus loin qu’ils purenl de Caipe. Les j enfui de Trebizonde avec le navire äGrecs y attendaient Cleandre , connne | cinquanle rames qu’on lui avait contie.devant arriver au preinier moment, | Ils lui proposent de sauver leur butin,suivi de galeres et de bätimens de Irans-j sous condition qu’il en gardera uneporl. Ils sorlaient chaque jour avec des i parlie et qu’il leur rendra le reste.betes de somme et des esclaves, et rap- ! 30. Dexippe ecarleaussitöl des soldals
porlaient, saus avoir couru de dangers, | qui entouraient dejä cette maraude, et
du froment, de Gorge., du vin, des le-gumes, du panis, des figues; car ontrouvait de loui dans le pays, si ce n’estde l’huile d’olive. Toutes les fois quel’armee reslail au camp pour se reposer,il elait permis aux soldals d’aller enparticulier ä la maraude, et chacun pro-fitait de ce qui lui toinbait sous lamain; maison arreta que lorsque l’ar-mee entiere marcherait, ce que pren-draient de leur cöle ceux qui s’enecarleraient serait conhsque au probtcommun de tous les Grecs. Dejä unegrande abondance regnait au camp; carde tous coles il arrivait, des villes grec-ques, des denrees qu’on pouvait aclie-ler, et les bätimens qui longeaient lacöte venaient avec plaisir jeter l’ancrepres de Caipe, sur le bruit qui s elaitrepandu qu’on y bätissait une ville, etqu’il y avait un port. Dejä tneme ceuxdes ennemis qui habitaient dans le voi-sinage, entendant dire que Xenophonelait le fondaleur de cette colonie, luienvoyaient des deputes et lui faisaientdemander ce qu’il fallait qu’ils fissentpour ötre en paix avec les Grecs. Ce ge-neral montra les deputes aux soldals.Cleandre arriva sur ces entrefaites : ilamenait deux galeres, mais nul bäli-ment de transport ne le suivait; il setrouva qu’au moment oü il debarqual’armee etaitsortie du camp; quelques
criaient qu’elle apparlenait ä la massecommune; puis il va trouver Cleandreet lui raconte qu’on veut lui ravir le be-lad. Cleandre lui ordonne de lui amenerle coupable; Dexippe met la main surun Grec et le conduit ä Cleandre. Aga-sias, qu’ils renconlrent par liasard surleur passage, enleveä Dexippe ce Sol-dat qui se trouvait etre de son lochos;le reste des Grecs qui elaient presenscommcnce ä jeter des pierres ä Dexippeet ä Cappeler traitre. Beaucoup desmalelois de Cleandre furent saisis defrayeur et coururent vers la mer; lui-rncrne prit la fuite. Xenophon et lesautres generaux continrent les soldals;ils dirent ä Cleandre que ce n’etaitrien,et qu’une loi portee par toute l’armeeavait occasionne cetumulte;mais Clean-drc, excile par Dexippe, et pique d’a-voir monire lui-meme de la l'rayeur,repondit qu’il alla.it mettre ä la voile,et faire publier dans toutes les villesqu’on formal les portes aux Grecs quiavaient suivi Cyrus, et qu’on les traitäten ennemis. Les Lacedemoniens avaienialors la plus grande autorilüdans toulela Grece.
57. Les Grecs sentirent qu’ils s’etaientfait une affaire fächeuse, et suppliereniCleandre de ne point exccuter ces me-naces. Il les assura qu’il ne s’en desisie-rait que si on lui livrait et le premier