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lern' reir&ite depuis le citamp du hainiücjusquVux boids du Pont-Euxrn; ecqu’ils firent enfin encötoyant, soitparterre, soit pnrean , les ri vages de cetlemer jusqu’äce qu’ils parvinssent ä Chry-sopolis,en Asie.sur le Tiosphore.
'2. AlorsPliarnabaze, craignant queceite armee ne portal la guerre dans songou vernein ent, cnvoya vers Anaxibius,amiral des Lacedemoniens, qui se trou-vait pour lors ä Byzance. J1 le pria defaire sortirces Ivoupes de l’Asie, et luipromit de reconnaiire ce Service en fai-sant tout ce qu’Anaxibius exigcrait dului. CeLacedemonien fit venir les gcne-raux et les chefs de loclios grecs ä By-zance, et s’engagea a donner une pnyeaux soldats s’ils traversaient ledetroit.Les autres generaux se Charge reut defaire mettre l’objel en deliberation, etde lui rapporter la reponse des troupes.Xenopbon seul dit qu’il voulait enfinquitler l’armee et s’embarqucr pour re-tourner en Grece. Anaxibius l’exborlaä resler encore avec les Grecs pendantle passage, et ä ne s’en separer qu’en-suite; Xenopbon le lui promit.
o. Seulhes, Tbrace, envoie aussi Me-dosade ä Xenopbon; il vcut l’engager äl’aider de tous ses elfurts pour faire tra-verser ä l’armee IcBospbore, et lui pro-met que, s’il s’y emploie avec zele, iln’aurn pas lieu de s’en rejientir. Ce ge-neral repond : « Les Grecs vont cerlai-nement passer ce delroit, et Seulhes n’abesoin de rien promeltre ni ä moi, ni äqui que cesoil pour I’obtenir. Bes queJ’armee aura le pied en Europe, je laquillerai. Qu’il s’adresse donc, comraeil le jugera ä propos, ä ceux qui doi-vent resler avec les troupes et qui ontdu credit sur eiles. »
4. Alors tous les Grecs passerent ä By-zance. Anaxibius ne ieurdonna point lapaye qu’ils esperaient, mais fit publicrpa.ru» heraul, qu’ils prissent leurs ar-
mes, lern- bngage et söt-iisseni de laville, comrne s-’i! cül voulu en faire larevue ei los congedier. Lus soldats s’af-fligeaient de n’avoir [loinl d'argent pouracheter des vivres pendant la route quileur restait a faire, et ne se pressaientpas de ebarger les equipages.
5. Xenopbon , que les liens de l’hos-pitalite attachaient ä Cieandre, gouver-ncur de Byzance, alla le voir, et l’em-brassa comme pret ii s’embarquer [iourretourner dans sa patrie. « TSe quiltezpoint l’armee, lui dit ce Lacedemonien,ou vous donnerez des sujets de plaintecontre vous; on vous impute dejä lalenteur avec laquelle vos soldats eva-cuent cetle place. — Je n’c.n suis nulle-ment la cause, repliqua Xenopbon;mais ils ont besoin de se ponrvoir devivres, et n’ont pas de qtioi en acheter;de la vient leur mauvaise bumeur et lapeine qu’ils om ä sortir de ces murs.— Je vous conseilie neanmoins, ajoutaCieandre, de les accompagner horsd’ici, comme si vouliez marcher aveceux, et de ne vous cn separer que lors-que toute l’armee sera au-de!ä de nosremparts. —Allons donc trouver Anaxi-bius, reparlit Xenopbon, ct eonve-nons-en avec lui. » Ils allerem cliez cegeneral , et lui repetercrit ce qu’ilsavaient decide untre eux. liexhorla Xe-nopbon ä suivre ce projet, ä faire auplus tot sortir les equipages et les sol-dals, et lui dit de leur annoncer aussique celui qui ne se tiouvcrait pas ä larevue et au dcnombrernenl qu’on allaitfaire, declarerait par lä meine qu’il elai>en faule. Les generaux sorlirent doncles premiers de la place; des soldats lossuivirent. Enfin presque toute l’armeeelait bors des murs, ä l’exception dequelques Grecs qui reslaient encore dansByzance. Eteonique sc lenait ä la portepour la fermer et mettre la harre, desque le dernier bomme serait passe,