RETRAITE DES DIX MIIXE. — UV. VH.
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qui habile loin de volle patrie. » 11 lespersuada par de tels discours, puis ils’approcha de Timasion Dardanien,ayant oul dire que ce general avait desvases precieux el de riches tapis ourdisdans le pays des Barbares. II lux assuraqu’il elail d’nsage que les convives in-vites par Seuthes lui fbsent des pre-sens. « Quand il aura acquis un grandpouvoir, il sera en elat ou de vous fairerentrer dans voire patrie on de vous en-richir si vous restez dans son 1 oyaume.»
Teiles etaient les sollieitalions d’IIe-raclideä lous ceux qu’il abordait. 11 vintaussi ä Xenophon, et lui dit : « Vousfetes de la ville la plus considerable dela Grece, el Seuthes a de vous la plusgrande opinion. Vous voudrcz probable-ment posseder dans ce pays-ci des villeset des domaines, connne ont fait beau-coup d’aulres Grecs. Il convient doncque vous offriez ä Seuthes les dons lesplus magnifiques. Je vous donne cc Con-seil par bienveillance, car je suis cerlainque plus les presens que vous allez fairesurpasseront ceux des autres convives,plus Seuthes se piquera de vous distin-guer d’eux dans la distribution de scsbienfaits, et voudra que vous teniez delui des avantages plus considerables. »Cetavis avait mis Xenophon dans l’em-barras, car il etail repasse de Parium enEurope, n’ayant qu’un jeune esclave etl’argent qu’il lui fallait pour sa route.
29. On entra pour souper; les convivesetaient les premiers des Thraccs qui setrouvaient au pres de Seuthes, les gene-raux et les chefs de lochos grecs et quel-ques depules de villes. Ils s’assirenl tousen cercle; on apporta ensuite pour euxlous environ vingt trepieds pleins deviandes coupees en niorceaux; de grandspains etaient attaches ä ces viandes ; onavait loujours soin de placer les mets depreference devant les etrangers, car telhalt l’unngc. Seuthes servil le prämier t
voici comment : il prit les pains quietaient pres de lui, les rompit en mor-ceaux assez pelils et les jeta aux con-vives qu’il voulut; il en usa de mömepour les viandes, et il ne s’en reserva älui-memeque pour en goüter. Tous ceuxqui avaient des mets devant eux imile-rent Seuthes. 11 y avait un certain Arca-dien nomine Ariste, tres-grand man-geur; il ne s’embarrassa pas de servir,prit dans sa main un fort gros pain, rriitde la viande sur ses genoux et soupaainsi. On porlait tout autour des con-vives des cornes pleines de vin, qu’au-cun d’eux ne refusail. Quand l’echansonqui les apporlait fut pres d’Ariste, ceGrec, apercevant Xenophon qui ne man-geait plus, dit ä l’echanson : « Donneäce general; il a de ja du temps de reste,et je suis occupe. » Seuthes entendit lavoix d’Ariste, et pour savoir ce qu’ildisait ledemanda äl’&banson.Celui-ci,qui savait le grec, expliqua le propos,et tout le monde se mit ä rire.
30. Comme on continuait ä boire, unThrace entra, vnenant en main un che-val blanc. Il prit une corne pleinede vinet dit: « Je bois ä voire sante, Seuthes,et vous fais ce present. Monte sur cecheval, vous pourrez poursuivre t’en-nemi que vous voudrez, el serez sürde le joindre; vous pourrez le fuir, etn’en aurez rien ä craindre. » Un autreconduisait un jeune esclave, et le donnade meme ä Seuthes en bu vant ä sa sante;un troisieme lui offrit des velemens pourson epouse; Timasion but aussi ä lasante de Seuthes en lui presentant unecoupe d’argent et un tapis qui valait dixmines. Un certain Athenien, nommcGnesippe, se leva et dit que c’etait unancien et tres-bel usage que ceux quietaient riches fissent des presens au roien signe de respect, mais que le roidonnät ä ceux qui n’avaient rien. « C’estle tnoypti i dit-il, que je votm offre den