RETRAlTE DES D1X MILDE.
LIV. VII.
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niens donnerent ensuite le mot, ä causede leur parenle avec Seuthes. Cet enlre-tien fini, on alla reposer.
52. II elait environ minuit quand Seu-thes vint; sa ca Valerie cuirassee, et soninfanterie legere couverte de ses armes,l’accompagnaient; il remit aux Grecsles guides; hs hoplites prirent ensuitela tete; les armes ä la legere suivirent;la ca Valerie fit l’arriere-garde. Quand ilfut jour, Seuthes gagna le devant et seloua de l’ordre de marche des Grecs; ilavoua que, plusieurs fois, dans desmarches de nuit, quoiqu’il n’eül quepeu de troupes, sa cavalerie s’etait se-paree de l’infanterie; «et maintenant,ä la pointe du jour, nous nous retrou-vons comme il le laut tous ensemble eten ordre. Attendez-moi ici et reposez-vous; je vais faire une reconnaissance,et je vous rejoindrai ensuite. » 11 piquaalors ä travers la montagne, le longd’un chemin. Etant arrive ä un endroitoü il y avait beaucoup de neige, il re-garda dans le chemin s’il ne decouvri-rail point de pas d’hommes lournes deson cote, ou de celui de l’ennemi.Comme il vit que la route n’etait pasfrayee, il revint promptement sur sespas, et dit aux Grecs : « Nous aurons,s’il plait aux dieux, quelque succes :nous allons surprendre Fennemi. Jeconduirai en avant la cavalerie pouramtier tout ce que nous verrons, depeur qu’on ne donne avis de notre ir-ruption : suivez-moi. Si vous restez enarriere, la trace des chevaux vous gui-dera. Quand nous serons parvenus ausommet de ces montagnes, nous trou-verons au revers beaucoup de villagesopulens.»
33. Il etait environ midi quand Seu-thes eut gagne la hauteur et decouvritdans le vallon les villages; il revint augalopä l’infanterie.«Je vais, dit-il, fairedescendie rapidement la cavalerie dans
j la plaine, et diriger les armes ä la legeresur les villages. Suivez le plus vite quevous pourrez, pour soutenirces troupessi elles trouvaient quelque resistance. »Xenophon , ayant entendu cet ordre ,mit pied ä terre. « Pourquoi descendez-vous de cheval, dit Seuthes, puisqu’ilfaut faire diligence?—Je sais fort bien,repondit Xenophon, que ce n’est pas demoi seid que vous avez besoin lä-bas,et ces soldats en courront plus vite etavec plus de zele quand ils me verrontä pied ä leur tete. »
54. Seuthes s’eloigna ensuite, et em-mena Timasion avec le petit escadrongrec, d’environ quarante chevaux, quielait ä ses ordres. Xenophon ordonnaaux soldats agiles et qui avaient moinsde trente ans, de sortir de leurs rangs;il les prit avec lui et courut en avant.Gleanor conduisit le reste des troupesgrecques. Quand elles furent dans lesvillages, Seuthes vint ä elles avec envi-ron cinquante chevaux, et dit ä Xeno-phon : « Ce que vous avez predit estarrive; nous avons fait les habitans pri-sonniers; mais ma cavalerie m’a aban-donne, et s’est eparpillee ä la poursuitedes fuyards; Fun est alle d’un cöte,l’autre de l’autre. Je crains que Fen-nemi ne s’arrete, et ne se rallie enquelque endroit, et qu’il ne traite malces troupes dispersees. Il faut aussi lais-ser du monde dans les villages; car ilssont pleins d’habitans. —Je vais, ditXenophon, avec les soldats qui me sui-vent, m’emparer des hauteurs. DitesäCleanor de former une ligne dans laplaine en avant, mais pres des villages,pour les couvrir. » Cette manoeuvreayant ete executee, on rassembla milleprisonniers, deux mille betes ä cornes,et dix nulle tetes de menu belail. L’ar-mee passa la nuit dans ce lieu.
35. Le lendemain, Seuthes brüla,de fond en comble, les villages, et n’y