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Tome premier.
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XfeOI'IION.

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places maritimes et tont ce qu’il luiavait promis, et lui communique, souslesecret, qu’il sait de Polynice que siXenophon tombe enlre les mains desLacedemoniens, Thimbron le fera ccr-lainement mourir. Xenophon avait re<;ule meme avis debeaucoup d’aulres deses bötes; on l’avait prevenu que Ja ca-lomnie ne l’avait pas t'pargne, et qu’ilferait bien d’elre sur ses gardes. D’apresces conseils, Xenopbon prit deux victi-mes et les sacrifia ä Jupiter roi, poursavoir s’il ferait mieux de rester avecSeuthes aux condilions que lui offrait ceprinee, ou de partir avec l’armee. Cedieu lui ordonna de la suivre.

52. Alors Seuthes povla son camp en-core plus loin de celui des Grecs. Ceux-cicantonnerent dans des villages, d’oü ilsdevaient gagner les bords de la mer,apres s’etre approvisionnes de vivres :ces villages avaient ete donnes par Seu-thes ä Medosade. Ce Tbrace supportaavec peine de voir les Grecs consommertout ce qu’ils trouvaient dans sa nou-velle possession; il prend avec lui en-viron cinquante chevaux, et l’hommele plus considcrable parmi les Odrys-siens, qui claient descendus de leursmontagnes et s’etaienl joints ä Seuthüs.II s’avance, et appelle Xenopbon horsdu cantonnement des Grecs. Ce generalse fait suivre par quelques chefs delo-cboset par d’aulres personnes affidees,et s’approche de Medosade. « Vous nousfailes torl, Xenopbon, dit ce Tbrace,cn ravageant nos villages; nous venons,moi de la pari de Seuthes, et cel Odrys-sien de la pari de Medoce, roi de laTbrace superieure, vous annoncer quevous ayez ä evacuer le pays; si vousvous y refusez, nous ne vous permet-trons plus d’exercer une teile licence, etnous repousserons comme ennemis desgens resolus ä ravager notre contree. »&o,X6popbon repliqua ainsi a ces me-

naces : « C’est avec peine que je me voisoblige de repondre ä un homme tel quevous eta de semblables cliscours; je nem’expliquerai qu’ä cause de ce jeune^Odryssien; je veux qu’il sachequi vousdes, et quels sont les Grecs. Avant d’ß-tre vos allies, nous traversions commenous le voulions ce pays, nous y por-tions le ravage et la flamme partout oüil nous plaisait; mais vous, lorsqu’onvous deputa vers les Grecs, ne voustrouvätes-vous pas trop heureux de lo-ger au milieu de nous, et de n’y avoiraucun ennemi ä craindre ? Vous nepouviez entrer dans cette province, ousi vous y penetriez quelquefois, vousvous y teniez au bivouac, vos chevauxtoujours brides comme dans le paysd’un ennemi plus fort que vous. De-puis notre alliance, nous vous avonsrendus mailres de cette contree, et vouspretendez mainlenant nous ebasser dupavs möme que vous n’avez conquisque par notre secours, et donl voussa-vez bien que l’cnnemi ne pouvait nousrepousser. Non-seulement vous ne cher-cliez pas a nous renvoyer en nous com-blant de presens et de bienfails, pourreconnaitre ce que vous nous devez;mais vous pretendez nous empöcher,aulant qu’il est en vous , de cantonnerpendant notre marclie. Quoi! vous oseztenir de tels propos et vous ne craignezpas les dieux , et vous ne vougisscz pasdevani ce jeune homme qui vous voitmaintenant dans Ja prosperite, vousqui, comme vous l’avez avoue vous-meme, n’aviez, avant votre alliance,d’autres iessources pour vivre que lepillage et les incursions ! Mais pour*quoi, ajouta Xenophon, est-ce a moique vous vous adressez? je n’ai plus icide commandemenl; vous venez de li-vrer aux Lacedemoniens l’armee grec-que pour la conduire en Asie, et vousn’avez eu garde (grands politiques que