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Tome premier.
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RETRAITF. DES PIX MILLF,. - LIV. VII.

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vous etes ) de m’nppeler au traite, depcurque eommejem’claisrendu odieuxä ce peuple puissant, en faisant passernotre arrnee ä volre Service, je ne mercconciliasse avecIui en la luirendani.»

54. Des que l’Odryssien eut entenducette reponse, il dit ä Medosade : « Jercnlrc en lerrc, et je n’ai pu sans con-fusion entendre ce discours. Sij’avaisel6 auparavani au fail de ce qui s’eslpasse, je ne vous aurais jamais suivi ici,etjem’cn eloigneau plus vite; Medoce,mon roi, ne m’approuvcrait pas dechasser ainsi nos liienfaitcurs. » Avantprofere ces mots , il remonta ii clieval,s’eloigna, ct pvesquc tout le delache-ment le suivit; il ne rcsta que quatreoucinq cavaliers avec Medosade. Conimcil n’etait afflige que de voir ses terresravagees, il dit ä Xenophon d’appelerles deux Lacedemoniens. Ce general scfit accompagner de ceux qu’il jugea äpropos de clioisir, et alla trouver Cliar-min elPolynice; il leur dit que Medo-sade les envoyait chercher, et leur pro-poserait, cornrnc ä lui, qu’on se relirätdupays. « Je pense, ajouta Xenophon,que vous obtiendrcz pour l’armee lasolde qui lui est due, si vous repondezä ce Thracc que les Grecs vous prientde leur faire payer de gre ou de force cequi leur est dü par Seuthes ;qu’ils vouspromettenl de vous sui vre avec zele lors-qu’ils i’auronl oblenu; que leur dc-mande vous semble legitime, et quevous vous etes engages ä ne faire parlirl’armee que lorsque cette juslice auraete rendue au soldat. » Les Lacedemo-niens promirent de faire valoir ces rai-sons, et d’alleguer les plus fortes quel’occasion leur suggererait. ]ls s’avance-rent aussilöl, suivis de loutes les pcrson-nes que les circonslances requeraienl.Quand ils furent arrives pres du Tbrace,Charmin prit ainsi la parole : « Expli-quea-yous,Medosade, si vous avez quel-

que cboseä nous di re, sinon, c’esl nousqui avons ä vous parier. » Medosade re-pondit d’un ton fort soumis : « Seu-llies et moi nous vous prions de nc faireaueun tort ä ce pays qui nous est devcnueher; c’est nous qui ressentirions toutle mal que vous lui feriez, puisqu’ilnous appartient. — Nous nous en eloi-gnerons, reprirent les Lacedemoniens,aussitöt que ceux qui vous onl aidesij.faire cette conquete auront touclie leursolde, autrement nous venons ä leursecours; nous punirons quiconque atrahi ses sermens et en a mal use ert'vers ses bienfaileurs. Si teilen etevotreconduite, ce sein sur vous les premiersque tomhera notre jusle vengeance? »55.«Voulez-vous, Medosade, ajoutaXenophon, puisque vous regardez lepeuple d’ici comrne vous elant atlache,lui permettre de decider la question,et de declarer si c’est ä vous, ou auxGrecs, ä vous relirer.de son pays. »Medosade ’n’accepta point ce compro-mis'; mais il proposa aux Lacedemo-niens ,• ou d’aller trouver eux-memesSeuthes pour lui demander la solde del’armee , etant persuade que ce princeles ecoulerait favorahlemenl, ou d’yenvoyer au moins avec lui Xenophon,et il s’engagea ä le seconder de soncredit dans la negociation; il suppliaqu’en attendant on ne brölät point sesvillages. On prit le parli de depulerXenophon, accompagne des Grecs quiparurcnl les plus propres ä cette mis-sion; quand il fut arrive pres du roihes Thraces, il lui dit : « Je ne vienspoint ici, Seuthes , pour vous rien de-mander; je veux vous faire sentir, sije le puis, que je n’ai point merite vo-tre haine, en reclamant pour nos sol-dats l’elfet des promesses que vous leuravez faites volonlairemenl; j’ai toujourscru qu’il n’etait pas moins de votre in-lei’Ct que du leur qu’ils fussenl payes,