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las, femme de Gongylus ßretrien, etmere de Gorgion et de Gongylus. Ellel’instruisit qu’Asidate, l’un des Persesles plus distingues, etait dans la plaine;eile ajouta que si Xenophon voulait ymarcher de nuit avec trois cents hom-mes, il le prendrait probablement avecsa femme, ses enfans et tous ses tresorsqui etaient considerables; eile lui donnapour guides son cousin, et IJaphnago-ras, un de ses plus intimes amis. Xeno-phon offrit avec eux un sacrifice. Aga-siasd’Elide, devin, qui y assistait, luidit que les entrailles etaient tres-favo-rables, et qu’ü pouvait faire Asidateprisonnier. Xenophon se mit donc enmarche apres souper. II avait pris aveclui les chefs de lochos qu’il aimait leplus et qui lui avaient en tout tempsete le plus attaches, pour les faire par-ticiper ä sa bonne fortune. Environ sixcents hommes sortirent aussi malgrelui et le suivirent; mais les chefs pri-rent le devant, ne voulant poinl avoirä partager le butin aveccette foule, lantils croyaient que les tresors d’Asidaten’atlendaient que leurs mains.
60. On arriva vcrs minuit. On laissavolontairement echapper des environsde la tour des esclaves et beaucoupd’autre butin qu’on negligea. On n’envoulait qu’ä Asidate et ä ses biens. Onattaqua en vain la tour de vive force.Ne pouvant s’en emparer ainsi (car eileetait grosse, elevee, muniede creneauxet defendue par un grand nombre debraves gens), on tächa des’ouvrir uneroute par la fouille. L’epaisseur du muretait de huit briques; il y eut cependantune ouverlure pratiquee ä la pointe dujour. Aussitot un des assieges perca avecune grande broche la cuisse de celui desGrecs qui se trouva le plus pres, et d’ail-leurs, par une grele de fleches, les Bar-bares rendaient les approches tres-dan-gereuses. Ils jetaienl de grands cris; ils
alluinaient des feux pour signaux. Ita-belius marcha ä leur secours avec sesforces. Les hopliles qui etaient en garni-son ä Comanie, environ quatre-vingtschevaux de la cavalerie hyrcanienne äla solde du roi, et pres de huit centsarmes ä la legere, s’avangaient. Il sortitaussi de la cavalerie, de Parthenium,d’Apollonie et des lieux voisins.
61. 11 etait temps de penser auxmoyens de faire la retraife; on prit tousles boeufs, tout le menu betail, tous lesesclaves qu’on put rassembler; on lesenferma dans une colonne ä centre videqu’on forma. Ce n’etait pas qu’on son-geät encore ä revenir churges de butin;on ne s’occupait qu’ä empechcr que larelraite n’eüt l’air d’une fuite, et ä nepas enhardir l’ennemi et decourager lesoldat en abandonnant ce qu’on avaitpris. On se retira donc en posiure dedefendre le butin. Gongylus, qui voyaitle petit nombre de Grecs et la muliitudcdes ennemis dont ils etaient poursuivis,sortit, malgre sa mere, avec ses forcespour prendre pari ä l’affaire. Procles,descendant de Damarale, arnena aussidu secours d’ßlisarne et de Teuthranie.La troupe de Xenophon, ecrasee par lesfleches qu’on lui dccochait et par lespierres que lanraicnt les frondes, mar-cha faisant face de tous cötes pour op-poser ses armes aux traits de l’ennemi,et regagna ä grande peine le Cai'que.Pres de la moitie des Grecs etaient bles-ses; Agasias de Stymphale, chef de lo-chos, le fut aussi en cet endroit, ayanttoujours combattu avec le plus grandcourage. Enfm, les Grecs acheverentleur retraite, conservant environ deuxcents esclaves et ce qu’il leur fallait demenu betail pour offrir des sacrificesaux dieux.
62 . Leiendemain, apres avoir immole
ces victimes, Xenophon conduisit denuit toutes ses troupes le plus loin qu il