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Tome premier.
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XfiNOPIION.

nos prcmiers allies, avec une teile dis-tinciion qu’ils se louent d’avoir em-brasse nolre parli. Admeltez au parlagel’envoye de Cyaxarc et ceux qui l’ac-compagnent; presscz-le de demeureravec vous, afin que, mieux iustruit denos affaires, il en rende un compteexact a Cyaxare. Pour mes Perses, ilsse contenteronl de ce que vous aurez detrop, apres vous etre abondammentpourvus. Une education rustique nousa rendus etrangers au luxe. Certes, sion nous voyait quelque chose de pre-cieux, nous appreterions a rire, commecela ne manquera pas d’arriver lorsquenous monterons ä cheval et que noustomberons ä terre. »

Les Medes et les Ilyrcaniens allerempartager Je butin, en riant de Ja plai-santerie sur les nouveaux cavaliers. Cy-rus, ayant appc-ld les laxiarques, leurcommanda de prendre les clievaux etles palefreniers avec leurs outils; defaire de ce butin plusieurs parts egalessuivant le nombre des compagnies, etde tirer au sort pour le choix. Ensuiteil publia dans le camp que s’il se trou-vait parmi les Assyriens, Syriens ouArabes prisonniers, des csclaves lies enMedie, cn Perse, dans la Bactriane, enCarie, en Cilicie, en Grece, ou dansquelque autre pays d’oü ils auraientete enleves par force, ils eussent ä sepresenter. On en vit bientöt accourir ungrand nombre. Cyrus, ayant choisi lesmieux faits, leur dit qu’en recouvrantla libcrte ils s’engageaient ä porter lesarmes qu’il aliait leur donner; que, desoncöte, il pourvoirait ä tous leurs be-soins. 11 les mena lui-meme aux taxiar-ques; il recommanda de fournir ä cesnouveaux soldats de petits boucliers etdes epöes legeres, afin qu’ils pussent,avec cette armure, suivre lacavalerie,et leur fit disfribuer la möme portionde vivres qn’aux soldats per ses. 11 or-

donna de plus aux officiers de ne mar-cher jamais qu’ä cheval, armes de lapique et de la cuirasse, comme il endonnait l’exeinple, et de choisir parmiles homotimes d’aulres chefs pour Com-mander ä leur place ceux de la mömeclasse qui n’auraient point de clievaux.

6. Sur ces entrefaites arrive ä chevalun vieillard assyrien, nomine Gobryas,suivi d’une troupe de cavaliers bien ar-mes. Les officiers preposes pour re-cevoir les armes des ennemis qui serendraient demanderent aux cavaliersleurs piques , afin qu’on les brülätcomme on en avait brüle beaucoupd’autres. Gobryas repondit qu’aupara-vanl il desirait voir Cyrus. On laissa sesgens ä l’entreedu camp, et on le con-duisit au prince. « Seigneur, lui dit-il, des qu’il tut en sa presenre, je suisAssyrien : je possede un chäteau tres-fort, et je domine sur un vaste pays.Je fournissais au roi d’Assyrie environmille clievaux : je lui etais plus atta-che que personne. Cet excellent princecst lombe sousvos coups; etson fiis,mon plus morlel enneini, lui a suc-cede. Je viens en suppliant me jeter ävos genoux; je me donne ä vous, jeserai votre sujet et votre alliö; mais de-venez mon vengeur. Autant qu’il esten mon pouvoir, je vous adopte pourmon tils; car je n’ai plus de fils. J’enavais un scul, seigneur, aussi estima-ble pour ses qualites qu’aimable parsafigure; il m’aiinait, il me respeclait,il avait pour moi tous les sentimensqui font le bonheur d’un pere. Le roidefunt l’avail munde pour lui donnersa tille en mariage; moi, Hatte d’unesi honorablc alliance, je m’etais em-presse de le faire partir. Un jour, leperfide qui regne maintenant invitamon fils ä une partie decbasse; et »comme il s’estimait beaucoup meille u[cavalier, il lui laissa toute Jibertä d e