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Tome premier.
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XÄNOPHON.

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ton pays, en naus indiquant ce qtiiappartienl ä nos amis, ce qui esl ä nosennemis. » Ils allerem ensuite l’un etTanne vaquer ä leurs preparalifs.

Des que le jour parut, Gobryas vimavec sa cavalerie, et servil de guide äl’armee. Cyrus, en general babile, nes’occupait pas tellement du soin de re-gier la marche qu’il ne songefit auxmoyens d’accroilre ses forces en dimi-nuant celles de l’ennemi. Dans celtevue, il appela Gobryas et le princcbyrcanien, qu’il jugeail les plus propresä Tinstruire de ce qu’il voulait savoir.« Mes amis, leur dit-il, je pense qu’enddliberant avec de si fideles allies surles operations de cette guerre, je ne puisme tromper; je vois que vous avezd’ailleurs encore plus d’interet que moiä faire que le roi d’Assyrie n’ait pas l’a-vantage. DtV;u dans mes esperanccs, jeme lournerais d un autre cöte; maisvous , si ceprince elail vainqueur, vousverriez toutes vos possessions passer endes mains elrangeres. Ce n’est point parhainecontre moi qu’il est devenu monennemi; il croil seulement qu’il lui im-porle que nous ne devenions pas troppuissans. C’est lä le motif de la guerrequ’il nous fait; vous, au conlraire, ilvous hait parce qu’il croit que vousl’avez oflense. »

Ils repondirent Tun et l’autre ä Cy-rus qu’il fallait qu’il suivil son planconformement ä ces idees, donl ilssentaient la justesse; que d’ailleurs ilsetaienl fort inquiets sur le succes de leurentreprisecommune. « I)itcs-moi,Con-tinua Cyrus, si vous 6tes les seuls quel’Assyrien regardecomme ses ennemis,ou si vous connaissez quelque autre na-tion mal disposee ä son egard. — Jepuis assurer , dit le prinee hyrcanien ,que les Cadusiens, peuple nombreux etvaillant, le deteslenl. Il en est de meinedes Saces nos voisins> qu’il a vexes en

mille manieres; car il a tente de les as-servir comme nous. — Vous pensezdonc qu’ilss’uniraient volonliersänouspour l’atlaquer? — Oui, repondirent-ils, et meme avec ardeur, s’ils pou-vaient nous joindre.— Qui les en empg-che ? — Les Assyriens eux-mßmes, donttu traverses actuellement le pays. —.Mais, Gobryas, reprit Cyrus, ne l’ai-jepas entendu parier de Tarrogance ex-treme du jeune prinee qui regne au-jourd’hui? — Je ne Tai que trop eprou-vee. — Scrais-lu le seul qui aurait eu äs’en plaindre, ou d’autres que toi enont-ilsessuyedesemblabiestraitemens?

— Certes, le nombre en est grand:mais sans te raconter toutes les violen-ces qu’il exerce contre des gens tropfaibles pour lui resister, je ne teparleraique du fils d’un bommebeaucoup pluspuissant que moi, qui, son ami ainsique mon (ils, vivait avec lui des Cen-fance. Lnjour qu’ilsmangeaientensem-ble, le prinee le saisit et le fit eunuque,pour ccla seul, dil-on alors ,que la mai-tressedu prinee avait loue la beaute dujeune homme, et vante le bonheur decelle qui l’aurait pour epoux. Il allegueaujourd’bui, [Kjur excuse de cette vio-lence, que le jeune homme avait tentfide seduire sa mailresse. Quoi qu’il ensoit, Tinfortune jeune homme est eu-nuque, et il gouverne ä present les etalsque son pere lui a laisses en mourant.

— Penses-tu qu’il füt bien aisedenousvoir chez lui s’il croyail que nous vins-sions pour le servil ?— Je n’en doutepas; mais il est difficile que nous lejoi-gnions. — Pourquoi? — Parce qu’ilfaul, pour cela, penelrerau-delädeBa-bylone. — En quoi cette entreprise est-elle si difficile?—En ce que je sais qu’ilsortira de cette ville beaucoup plus detroupes que tu n’en as : sois meme per-suade que si ä present il te vient moinsd’Assyriens t’apporter leurs armes el