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ä la celerlfe qu’ä la sörete de Ia marche.Lorsqu’une armüe est en roule, les cha-riots et aut res bagages qui occupent ne-cessairement un grand espace doiventetreCouverts par des gens armes, et neparaitre jamais sans defense aux yeuxde rennemi; mais une teile dispositionforce les troupes de s’elendre et de s’af-faiblir. Que des ennemis, sortant d’uneplace forte, serres et en bon ordre, vien-nentlesassaillirtandisqu’elles defilent,n’auront-ils pas beaucoup d’avantage,de quelquecöle qu’ils forment leur at-taque ? Une armee qui marche en co-lonne ne peu-t sans beaucoup de tempsporter du secours ä l’endroit attaque;au lieu que l’ennemi qui fait une sortiepeut en un instant secourir les siens,et rentrer dans ses relranchemens. Sidoncnous nous contenlons d’approcherdes Assyriens ä la dislance que nous oc-cupons, et que nous restions aussi eten-dus que nous !e sommes, ils verrontä la verile nos forces; mais l’escorte ar-mee qui couvrira nos bagages offriraun aspect imposant. S’ilssortaient pournous entamer par quelque endroil,comme nous les apercevrions de loin,nous ne courrions pas risque d’ötresur-pris. Mais puisqu’il faudrait que pournousattaquer ilss’eloignassenl de leursmurailles, comptez, nies amis, qu’ilsn'entreprendront rien, ä moins qu’ilsne s’imaginent que toules leurs forcesreunies peuvent ütres superieures auxnötres : ils auraient trop ä craindrepour leur retraite. » Tous ceux quietaienl presensfurent de 1 ’avis de Cyrus;et Gobryas conduisit l’armöe suivanll’ordre qui lui avait ete donne. Pendantqu’elle passail ä la vue de Babylone, leprince se tint constammenl ä l’arrierc-garde, pour la fortifier parsa presence.
Apres plusieurs jours de marche, onarriva sur les fronlieres des Syriens etdes Müdes, dans le müme lieu oü l’ar-
mee etait entree en Campagne. Les Sy-riens y a vaient trois chäteaux, don t l’un,mal fortifie, fut empörte d’assaut. Laterreur qu’inspirait Cyrus et les insi-nuations de Gadatas determinerent lesgarnisons ä livrer les deux aulres.
5. Cette expedition terminee, Cyrusdepecha un des siens vers Cyaxare, avecune lettre, pour le prier de se rendreäl’armee, afin qu’ils pussent delibererensemble sur l’usagequ’on devait fairedes chäteaux dont on venait de s’em-parer, et pour que Cyaxare, apres avoirexamine l’etat des troupes, donnätsonavis, tanl sur ce qui les concernait quesur les entreprises qu’on pouvait for-mer. >< Tu ajouteras, dit-il ä l’envoye,que,s’il veut, j’irai le joindre et cam-per auprüs de lui. » Le messager partitpour remplir sa mission. Les Medesavaienl choisi pour Cyaxare la tente duroi d’Assyrie : Cyrus ordonna qu’ondressät cette tente, qu’on la meublät leplus magnifiquement possible, et quel’on y plagät dans la partie destinee auxfemmes les deux caplives avec les mu-siciennes qu’on avait reservees pour leroi. Cet ordre fut execute.
Cyaxare, apres avoir enlendu l’en-voye, jugea qu’il etait plus expedientpour lui que l’armee demeurät sur lafrontiere; car les Perses que Cyrus avaitdemandes etaienl dejä entres en Medie,au nornbre de quarante mille, tantar-chers que peltastes; et le roi, sachantqu’ils faisaient beaucoup de degät surses terres, avait bien plus d’envie d’enütre delivre que d’y recevoir des trou-pes encore plus nombreuses. Ainsi lechef qui amenait ce renfort, ayant de-mande ä Cyaxare, conformement ä l’or-dre de Cyrus, s’il avait besoin de cesecours, et Cyaxare ayant repondu quenon, partit le jour meine avec ses Per-ses, pour aller joindre son general,qu’on lui dit n’ctre pas eloignd.