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lk cyropCdie
un brave hommequi revient nous join-dre : il est temps que tout le monde Sa-che ce qu’il a fait. Ce n’est ni le re-mords du crime, ni la crainte de monressentiment qui l’ont oblige ä nousquitter, c’est moi qui l’ai envoyü dansle camp des ennemis, pour penetrerdans leurs secrets et nous en instruire.Oui, Araspe, je me souviens des pro-messes que je t’ai faites; nous nousüni-rons tous pour les icmpliv. II est juste,braves compagnons, que vous honoriezavec moi la venu d’un homme qui,pour nous servir, a eu le eourage etd’exposer sa vie, et de se charger del’apparenced’un crime. » Les chefs em-brasserent Araspe, et lui presentörentla main. * C’en est assez, dit Cyrus.Maintenant, Araspe, apprends-nous cequ’il nous importe de savoir, sans nousflauer aux döpens de la verite sur lenombre des ennemis: il vaudrait mieuxqu’on. nous eüt trompes en exagerantqu’en diminüant leurs forces.
« J’ai tout fait, l'Cpondit Araspe,pour m’en eclaircir; car je les aidaismoi-möme ät ranger leur armee en ba-taille. —Tu es doncinstruit et de leurnombre et de leur ordonnance. — ParJupiter! je sais de plus de quelle ma-niere ils se proposent d’eflgager le com-bat. — Dis-nous d’abord quel est engros le nombre de letirs troupes. —Elles sont rangees, tant la cavalerie quel’infanterie, sur trente de hauteur, ät’exceptkm des Egyptiens, et cccupentun terrain d’etiviron quarante stades:j’ai apporte la plus grande attentionpour m’assmer de l’etendue qu’efleseoHvraient. — Tu as dit ä l’exceptiondes Egyptiens; quelle est donC leur or-donnance? — Leurs myriarques for-mem leurs bataillonSde' dix mille hom-mes chacun, cent de front strr cent dehauteur; fei est, disent-ils, l’usage deleur pays. Cresus ne le leur ar ßerffiis
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qu’avec une extröme räpugnance, parcequ’il voulait que son arm6e eütun frontbeaucoup plus etendu que n’a la tienne.
— Pourquoi le desirait-il?—Sans doulepour vous envelopper avec la parlie quidepasserait. — Qu’il prenne garde, envoulant enveloppef, d’etre enveloppölui-möme. Mais nous venons d’enten-dre ce qu’il nous importait de savoir;voici, mes amis, ce que vous avez äfaire :
« Allez, en sortant d’ici, visiter vosarmes et les harnais de vos chevaux;souvent pour la plus petite chose quimanque, l’homme, le clieval, le chardeviennentinutiles.Demainmatin,perl-danl que je sacrifierai, que vos hommesdejeünent, que vos chevaux mangent,de peur que le möment d’agir ne notissurprenne ä jeun. Toi, Araspe, tu teplaceras ä l’aide droite, comme tu asfait jusqu’ä prfeent; et vous, myriar-ques, vous conserverez vos postes äc-coutumes; ce n’est pas au möment dttcombat qu’il faut changer l’attelaged’un char. Ordonnez aux taxiarques etaux chefs d’escöuade de se mettre en ba-laille sur douze de hauteur, en tangeafltchaque escöuade sut deux flies. % Or,l’escouade £tait dcvingt-quatfe söldats.
« Cyrus, dit un des myriarques,crois-tu qu’avec si peu de hauteur nouspuissious resister st d’£pais baiaillönS?
— Et toi, repliqua Cyrus, crois-tu qvtedes bataiflons dönt l’epaissedr fait quela plupart des soldats ne sauraient ät-teindre l’ennemi avec leurs ärm65 püis-sent fit re d’un gfand secours atlx letirs,et faire bien du mal aü partr öppos6?Je desirecais que leg höplites ßgypüens,au lieu d’etre sur cent, fusseht Sür dixmille de hauteur ;• nous aui'iöns afTaiieä beaucoup moifis d’hommes. Quant änos troupes, pur la häüteür que je leürdonne, j’estime qu’elles seront touieseit action, toutes en etat de s’entre-sef*