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Tome premier.
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arrien ,

avec douze triremeset quinze Cents sti-pendiaires, pour prevenir le mouve-ment queeet echec pourrait exciter dansl’ile; Agis regoit trenle lalens d’Auto-phradates et dix triremes, dont il le-rnet le commandement ä Hippias pourlcs conduire vers son frere Agesilas, äTenare, avec ordrc de donner aux ma-telols paie complete, et de se porterrapidement en Grete pour la maintenir.Lui-möme, apres s’elre arrele quelquctemps ä ses parages, rejoint Autophra-dates ä Halicarnasse.

Alexandre pari pour la Phenicie,apres avoir etabli Memnon Cerdimas ,satrape de la Coelo-Syrie, ayant sousses ordres la cavalerie des allies pourtenir la province. Alors vint ä sa ren-contre le fils de Gerostrale, roi des Ara-diens et des insulaires fmitimes, lequel,ä l’exemple des rois de Phenicie et deCypros, avait reuni ses vaisseaux ä laflotte d’Autophradates. Straton placesur la töte d’Alexandre une couronned’or, et lui livre l’ile d’Arados, elMa-rathe, ville puissante et liehe, silueeen facc, sur le continent, et Mariammeet toutes los places de ses etals.

Alexandre etait ä Maratlie, lorsqu’ilregul des deputes et des lettres de Da-rius, qui demandaient la liberte de samere, de sa femme et de ses enfans.Darius rappelait les termes du traite quiavait existe entreArlaxerxes et Philippe.II accusait ce dernier de l’avoir rompu,en attaquant, saus aucun sujet deplainte , Arses, fils d’Ataxerxes.Dariusajoutaitque, depuis son avenernent autröne des Perses , Alexandre n’avaitpoint depute pour renouveler leur an-cienne alliance; qu’au contraire, ilavait passe en Asie ä la tete d’une ar-möe, ct traite les Perses en ennemis;que leur roi avait du alors prendre lesarmes pour döfendre sön pays et l’hon-neur du tröne; que la volonte des dieux

uv. II.

avait decide de l’issue du combat; maisque roi, il redemandait a un roi samere, sa femme et ses enfans captifs ;qu’il implorail son amitie, et le priaild’envoyer des deputes qui, reunis auxsiens, Menisqueet Arsima, recevraientet donneraient des gages reciproquesd’alliance.

Alexandre renvoie les deputes de Da-rius avec une lettre, et Thersippedontla commission est de la remettre sansautre explication. Elle etait concue ences termes:

« Vos ancelres entrerent dans la Ma-cedoine et dans la Grece, et les ravage-rent; ils n’avaient regu de nous aucunoutrage. Generalissime des Grecs, j’aipasse dans l’Asie pour venger leur in-jure et la mienne. En effet, vous avezsecouru les Perinlluens qui avaient of-fense mon pere. Ochus a envoye unearmee dans la Thrace soumise ä notreernpire. Mon pere a peri sous le fer desmeurtriers que vous avez soudoyes; et,partout dans vos lettres, vous avez faitgloire de ce crime. Apres avoir fait as-sassincr Arses et Bagoas, vous avezusurpe le tröne contre toutes les loisdela Perse; coupable envers les Perses,vous avez ecrit ensuite des lettres enne-mies dans la Grece pour l’exciter äprendre les armes contre moi; vousavez täclie de corrompre les Grecs ä prixd’argenl, qu’ils ont refuse, ä l’excep-tion des Lacedeinoniens; et chcrchanlä ebranler, par la seduction de vosemissaires, la foi de mes allies et demes amis, vous avez voulu rompre lapaix dont la Grece m’est redevaDle.C’est pour venger ces injures dont vousfites l’auteur, que j’en ai appelö auxarmes. J’ai d’abord vaincu vos satrapeset vos generaux, ensuite volre armeeet vous-meine. La faveur des aieuxm’a rendu mailre de votre empire vossoldats, echappes du carnage et reunis