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Tome cinqième.
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DBS HACBS FORTES.

qui, l’un des plus grands capitaines dece temps-Iä, et qui toute sa vie avaitfait la guerre en Italie , avait etd lued’nn coup de canon, le 17 de ce mois,en reconnaissant les retranchemensdes Espagnols devant le fort de Bröme .

En 1G75, Tröves fut assidgee par uncorps de vingtmille Allemands, sousla conduite des princes de Lunebourg .Cette ville dtait vivement pressee, lors-que le mardchal de Crequi, hommed’un courage entreprenant, capabledes action« les plus helles et les plustemdraires, essaya de la secourir. IIetait en marche, lorsque le 11 d’aoüt,i| fut tout-ä-coup rencontre par lesimpöriaux ä Consarbruck. Surpris, sansölre deconeerte, il ose, avec huit millehommes, attaquer dix-huit mille com-batlans. L’action fut tres vive d’abord;mais la cavalcric fran^aise ayant prisla fuite, tout le reste de sa pelite armeecessa de resister; et tout ce que cetintrdpide general put faire, fut de sejeter dans Tröves, ä travers de nou-veaux pörils, aprös avoir perdu deuxmille soldats, son artillerie et son ba-gage. II defendit la place avec le plusgrand courage. II voulait s’enseveiirsous les ruines des remparts ouverts detous cötes. Toutle monde, la garnisonet les bourgeois demandaient ä grandscris a capituler. Le mardchal s’obstinea tenir encore. On murmure; on serdvolte. Un capitaine de cavalerie,nomme Bois-Jourdan, va traiter avecles ennemis sur la brache. On n’a pointvu commettre une ldchetd avec tantd’audace. II menace le marechal de letuer, s’il ne signe. Crdqui se retire,avec quelques ofliciers fideles, dansune dglise, oü il aima mieux ötre prisä discretion, le 6 septembre, que de serendre. Peu de temps aprös, Bois-lourdan fut arröte dans sa fuite, etjugd ä Metz par le conseil de guerre.

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Son crime n nvnn point arexemple. Onle eondamna ä faire amende honora-ble, töte et pieds nus, la corde au cou,la torche au poing, et ä ötre decapitasur un echafaud; ce qui fut execute io2 d’oetobre. Tousses complices furentdögrades et bannis.

Je termine ce chapitre par l’extraitdes articles de lois qui sont relatives ausuiet dont ils’asit.

Loi du QGjuillet 1792.

ARTICLE PREMIER.

Tout commandant de place forte oubastionnee, qui la rendra ä l’ennemiavant qu’il y ait breche accessible etpraticable au corps de ladite place, etavant que le corps de place ait soutenuau moins un assaut, si toulefois il y aun retranchement interieur derriere labröche, sera puni de mort, a moinsqu’il manque de munitions ou de vi-vres.

ART II.

Les places de guerre ötant la pro-pridte de tout l’empire, dans aucun casles habitans ni corps administratifs nepourront requdrir un commandant dela place de la rendre, sous peine d’ötretraites comme des revoltds et desfl ai-tres ä la patrie.

Loi du 21 brumaire an V, titre Ul,ARTICLE PREMIER.

Tout militaire ou autre individu, at-tache ä l’armee ou ä sa suite, convaiticude trahison, sera puni de mort.

ART. II. j

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Sont reputes coupables de trahisonV etc.;