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Tome cinqième.
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DE* PLACE* FORTES.

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mieux röussir dans ce grand desscin,on rösolut le siöge de leur capitale. Si-tuöe sur un roc trös escarpö, abondam-nient pourvue de tout, ia famine seulepouvait la röduire. L’ouvrage etaitlong, mais il n’effraya pas. II fallaitdefendre le Soldat des rigueurs de l’hi-ver; on lui dressa des tentes de peaux,qui lui tinrent lieu de maisons. LesVe'iens, dans une sortie, avaient sur-pris les assiegeans, brüle leurs machi-nes, rnine la plupart de leurs ouvrages.Tous les ordres de l’Etat, enfiammesdu desir de la vengeance, jurerent dene point partir du camp que la villen’eüt ete prise. Les chevaüers, aux-quels la röpublique devait fournir deschevaux, ollrirent de se monter ä leursdepens. Le sönat, qui ne cherchait quela gloire et l’interöt de l’empire, Char-me de ce zele unanime, assigna, pourla premiöre fois, une paie aux gens decheval, et ä tous les volontaires qui serendraientau siege. On eut bientöt rö-tabli les ouvrages ruinös; on en üt denouveaux et plus considerables que lesPremiers. Rome concevait les plusgrandes esperances, lorsque les brouil-leries et la haine des Iribuns militaires,L. Virginius et M. Sergius, qui com-mandaient l’armöe, (irent presqueöchouer" ses efforts. Les Capenates etles Falisques, voisins des Velens, etpar consequent interessös ä leur Con-servation, armörent secretement, sur-prirent et attaquerent le camp desRomains. Les deux tribuns, ne pou-vant vivre en«emble, s’ötaient separes,et avaient partagö l’armöe en deuxcorps. Les ennemis tombent sur Ser-gius. En möme temps, les assiöges, deconcert avec eux, font une sortie etl’attaquent de leur cötö. Le Soldat,ötonne, combat faiblement, et plutötpour defendre sa vie que pour donnerla mort a l’ennemi. On cherche bien-

töt sa süretö <rans Ta flirte. Tout s’ö-branle, tout se confond; la döroute de-vient gönerale. Virginius aurait pusauverson collegue; mais ilaimamieuxsatisfaire sa Jalousie et sa haine, enjouissant de sa defaite. Le söriat lesobligea d’abdiquer leur Charge. On fitleur proces, et on les condamna ä unegrosse amende : faible punition pourun si grand crime! Les Falisques et lesCapenates, enflös de leurs succös, re-vinrent ä Ja Charge ; mais pour cettefois, ils furent repoussös avec une per-te considerable. Cependant le siegen’avarigait pas beaucoup; et tout l’ef-fort des armes romaines se terminait äravager les terres des ennemis. L’an-nöe suivante, la guerre fut encore plusmalheureuse. Sous de vains pretextesde religion , on deposa les tribuns mi-litaires dont on n’etait pas content. Oneut recours ä un dictateur, commedans les plus pressans besoins de laröpublique. M. Furius Camillus, dontla rare valeur et la haute capacitöavaient brillö plus d’une fois dans lecommandement, fut öleve ä cette su-pröme dignitö. La presence de cegrand homme rötablit la discipline mi-litaire, enervee par la division deschefs, et ramena la fortune sous lesötendards des Romains. On serra laplace de plus prös; et, par son ordrc,on releva les forts que les ennemisavaient renverses, il defit les Falisqueset les Capenates; et, aprös cette vic-toire, de mauvais augure pour la villeassiegee, il fit pousser l’altaque avecbeaucoup d’ardeur. Mais, desesperanteufin de röussir par Ia force, il eut re-cours ä Ia sape et aux mines. Ses sol-dals, ä force de travail, et ä I’insu des•assieges, s’ouvrirent une route souter-raine, qui les conduisit jusque dans lechöteau. I)e lä, se repandant dans laville, tandis que le göneral amusait le*