DE LA DEFENSE
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Veiens par ua assaut, les uns allörentcharger ceux qui defendaient les mu-railles; les autres rompirent les portes,et toute l’armee entra en foule dans laplace. Les citoyens, eperdus, ne saventoü fuir. Toutes les issuessont fermees.Les uns sont öcrases sous la chute desmaisons qui s’ecroulent; les autres sontconsumös dans les flammes. Partouton voit paraitre l’affrcuse irnage de lamort. Le soldat furieux immole tout cequi s’offre ä ses coups. On rPentend detoutes parts quedes cris lamentables.Le dictateur, touche d’un si tristespectacle, fait cesser le carnage, dö-sarme les prisonniers; et, pour s’uc-quitterdesa promesse, abaridonne lepillage ä ses troupes viclorieuses. Ainsitomba, aprös dix ans de siege, cettesuperbe ville, qui avait ete, duranttrois cent cinquante sept ans, la plusredoutable rivale de Rome . La repu-blique n’apprit cette victoire qu’avecles Iransports de la joie la plus vive; ettous les ordres de l’Etat s’em pressöre ntä l’envi d’honorer le triomphe de Ca-mille.
Sitfge de Tyr par Alexandrc-lc-Grand, 332 ansavant Jesus—Christ .
L’ancienne ville de Tyr ayant ötedötruite par Nabuchodonosor , 573 ansavant Türe chrelienne, les habitans s’e-taient relires dans une ile voisine oüils bälirent une nouvelle ville qui portale möme nom, et dont la gloire effapabientöt le Souvenir dela premiere.
La nouvelle Tyr s’appelait orgueil-leusement la Reine de la mer , qui eneffet lui apportait le tribut de toutesles nalions du monde. Elle voulait bienreconnaitre Alexandre pour ami, maisnon pour maitre. Le conquerant del’Asie la fit sommer de se rendre. II nefut point öcoutö; il se disposa donc ä
l’attaquer dans lesformes. II eleva unedigue qui futd’abord ruinöe par les as-siegösavcc tous les ouvragesquiavaientcoüte bien des sueurs ä se? soldats. IIla retablit avec plus de peine encore;mais, lorsqu’on l’achevait, un vent im-petueux la renversa. II y fit travaillerde nouveau; et, pour chasser les enne-mis qui etaient maitres de la mer, il as-sembla une Hotte. La digue fut bientötconduite au point oü la voulait Alexan-dre. Il fit dresserdes tours et des beliersets’avanpa avec sa flotte contrelesmu-railles. Les Tyriens, desespörös, tiesa-vaient quel parti prendre, lorsquetout-ä-coup il s’öleva un furieux orage quiles sauva encore pour cette fois. 11savaient envoye des ambasisadeurs äCarthage pour demander du secours acette colonie sortie de leur sein. Elleelait dans un aussi triste ötat que samere. Frustres de cette espörance, ilsne pcrdirent point courage. Pour sedöfendre avec plus d’intrepiditö, ilsen-voyerent leurs femmes et leurs enfansä Carthage; il n’y eut point d’inven-lions et de stratagemes dont ils ne s’a-visassent pour ruiner les travaux desassiegeans, et faire öchouer leurs atta-quesvives et fröquentes. Enfin le roideMacedoine, irrite, fit donner unassaut gönöral. Jamais l’on n’attaquaet l’on ne se defendit avec plus de va-leur. Alexandre lui-möme monta surune haute tour, oü, etantreconnu parla richesse de ses armes, il servit debut ä tous les traits des assieges. LesMacödoniens, animös par l’exemple etle danger de leur prince, redoublerentde courage, prirent enfiri la ville et tuö-rent tout ce qui s’offrit ä leur fureur.On fit trente mille prisonniers qui fu-rent tous vendus. Cette ville avait sou-tenu, durant sept inois, tous les eflbrtsd’Alexandre, l’an 332 avant Jesus-Christ .