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Tome cinqième.
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des places Portes.

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tont est attaque, et s’il y a quel-que endroit qui paroisse foible, c’estlä que l’on court. Les Romains onttaut de fortifications ä defendre,qu’il ne leur est pas aise d’ötre par-tout. Ce qui contribuoit encore beau-coup ä etonner nos gens pendant l’ac-tion, c’etoient les cris des Barbaresqui se faisoiententendre derriüre eux,et la reflexion qu’ils faisoient, que leursalut dependoit de la valeurdes autres;car on est souvent plus inquiet d’undanger eloigne, que de celui que l’ona sous les yeux.

» Cäsar avoit choisi un endroit d'oüil pouvoit voir ce qui se passoit danschaque quartier, et ne manquoit pasd’envoyer du secours aux endroits quien avoient besoin. Chacun se dita soi-müme, que c’est ici le moment de fairele plus grand eflfort. Les Gaulois, d’unöte desesperent de leur salut et dejeur liberte, s»ils ne viennent pas about de forcer nos retranchemens; lesRomains, de l’autre, comptent que s’ilsdemeurent victorieux en cette occa-sion, ils verront la fin de leurs travaux.Le poste que nous avions le plus depeine ä defendre, etoit celui oü nousavons dit que Vergasiliaunus fut en-voye, parce que cette petite Novationqui commandoit sur la pente avoit ungrand avaritage. Les uns nous lancentdes traits de dessus cette hauteur,d’autres montent ä l’assaut couvertsde leurs boucliers; ä tout moment desgens frais relevent ceux qui sont fati—gues : la terre qu’ils jettent dans nosretranchemens leur donne la facilitede les franchir, et les garantit de tousles pieges que nous avions Caches enterre; nous manquions d’armes et nosforces etoient epuisees.

» Dans ces circonslances, Cesar de-tache ä notre secours Labienus avecsix cohortes, et lui ordonne, s’il ne

peut pas arrüter les ennemis, de reti-rer les cohortes pour faire une sortie,lui recommandantde n’en venir lä qu’äla derniüre extremite. II va lui-mömeencourager le reste, et les exhorter äne pas se rebuter du tiavail, leur re-presentant que c’etoit alors 1 heure etle moment de couronner tous leurscombats precedens et d’en recueiliirle fruit. Les troupes qui etoient dansla place, desesperant depouvoir forcerles retranchemens de la plaineä causede leur hauteur, tächent d’cmporterles quartiers que nous avions sur lamontagne, et ils y portent tout cequ’ils avoient preparü pour l’assaut.Ils dälogent ä force de traits ceux quicombattoient de dessus les tours: ilsse font des passages en comblant lefosse avec de la terre et des fascines;et avec des faux ils detruisent le rem-part et le parapet.

» D’abord Cesar y envoie le jeuneBrutus avec six cohortes : ensuite il yfait marcher Fabius, lieutenant-gene-ral, avec sept autres; enfin le combats’echautFant de plus en plus, il y valui-memc porter du secours. Il retnblitle combat, repousse les ennemis: apresquoi il se rend dans l’endroit oü il avoitenvoye Labiünus. Il y fait venir quatrecohortes du fort !e plus voisin, ordonneä une partie de la cavalerie de le sui-vre, fait sortir l’autre des lignes et luiordonne de tourner tout autcur, etd’attaquer les Gaulois en queue. QuandLabienus vit que le rempart ni le fossün’avoient pu arrüter les ennemis, ilramassa des forts voisins trente-neufcohortes que le hasard lui presen ta, etenvoya informer Cesar du dessein qu’ilavoit. Cesar accourut pour se trouverä l’action.

» 11 est reconnu ä la couleur de l’ha-bit dont il avoit coutume de se parerdans un jour de bataille; et les Gau-