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iois, quii de la hautear, le voient dansie pencbant avec !es escadrons et lescohortesdont il s’etoit fait suivre, vien-nent commencer I'attaque. Un grandcri s’elöve des deux cotes, se repelesur le rempart et dans tous nos ouvra-ges. Nos gens ayant lance leurs jave-lots, mettent l’epee ä Ia main; enmöme temps notre cavalerie paroit äla queue des ennemis, et d’autres co-hortesapprochcnt. Les ennemis lächentle pied, s’enfuient, et rencontrent notrecavalerie qui en faitun grand carnage.Sedulius, general et prince des Limou-sins, est tue; Vergasillaunus, Auver-gnat, est fait prisonnier en fuyant;soixante-quatorze drapeaux sont priset apportes ä Cesar. De ce grand nom-bre d’ennemis, peu rentrent dans leurcamp. Ceux de la ville qui virent lemassacre et la fuite de leurs gens, per-dirent toule csperance de se sauveretabandonnörent I’attaque de nos ou-vrages. Les Gaulois qui etoient dans lecamp, en ayant appris la nouvelle,prennent aussitötla fuite. Si nos trou-pes n’avoient point ete harcelöes dutravail du jour et des perpetuelles at-taques auxquelles il leur avoit fallu re-sister, eiles auroient pu faire perirtoute cette armee. Vers minuit, notrecavalerie fut envoyec ä leur poursuite,atteignit leur arriere-garde, et en tuaou fit prisonniers un grand nombre:les aulres se sauverent dans leurs pays.
» Le lendemain Vercingetorix as-sembla le conseil, dit qu’il n’avoitpoint entrepris cette guerre pour sesinteröls particuliers, mais pour la li-bertö commune; que puisqu’il falloitceder au sort, il s’offroit ä eux pourtout ce qu’ils voudroient faire de lui,soit que leur intention fut ou de le li-vrer vivant aux Romains, ou de les ap-paiser par sa mort. Sur ccla on deputevers Cesar, qui ordonne qu’on lui livre
les chefs et les armes. Pour faire exö-cuter ces conditions, il se rend lui—möme dans ses relranchemens ä la tötede son camp. La, les chefs ennemisparaissent devant lui. Yercingetorixest remis entre ses mains, et les arme»sont apportees a ses pieds.
Siege de Jerusalem parTilus, l’an 72apr4sJdsus-, '.hrist.
La ville de Jerusalem , si celebresous tous les rapports, a soutenu, soitdans les temps antiques, soit dansceux du moyen ägc, plusieurs siegesfameux. Je ne parlerai ici que de celuiqu’cn fit Titus , souS le regne de l’em-pereur Vespasien son pöre.
Jerusalem , bälie sur deux monta-gnes trös escarpees, etait divisöe entrois parlies: ln Ville-IIaute, la Ville-Rasse, le Temple, et chacune d’ellesavaitses fortifications particulieres. J^eTemple etait comme la citadelle desdeux villes; plusieurs murailles öpais-ses et fort elevees en rendaient l’accösimpraticable; ä cötö s’elcvaitune forte-resse qui ledefendait, ctquel’onnom-mait Antonia. Un triple mur, qui oc-cupait l’espace de trois cenls stades (1),enfermaitla villeentiere. Lepremierdeces murs etait flanque de quatre-vingt-dix tours tres liautes et tres forles; celuidu milieu n’en avait que quatorze, etl’ancien soixante. Les plus belles deces tours etaient cellcs d’Hippicos, dePhazael et de Mariamne , qui n'etaientprenables que par la famine. Au sep-tentrion, ötait encore le palais d’Hö-rode, qui pouvait passer pour une fortecitadelle. Ainsi, pour se rendre maitrede Jerusalem , il fallait former successi-ment plusieurs sieges, et, si l’on em-
( I) La stade ötait uneinesure deccnt vingt pasg&Hni l lriques, £quivalant a quatre-vingt-qu»-lorze toiscs el demie.