DF. I.A DEFENSE
taue* appel6s ä d&endre les places,comme une source d’instructions pre-cieuses, et comme un modele admi-rable de constance et d’intrepidite (!)■
CHAPITRE II.
ReeonnaisMDce que doivent faire. meine entemps de paix, d^s leur arrivde dans uneplace, les commandansetles officiers duglnieauiquels cellc place est eonfn'e. — Des pro-pres de celte place reiativement a l’en-semble de la fronli^re. — Du site. — De laforme des ouvrages et de leurs rapports res-peetifa. — Del b&timens militaires.
Aprös avoir montr6ce que la Conser-vation des forteressescxige du couragede leurs defenseurs, nous examineronsce qu’elle r6clame de leurs talens.
La bravoure 6tant supposöe la m6meentre l’assiegeant et l’assiege, il estEvident que celui-ci sera forcd de c6-der ä l’autre, s’il n’existe pas pour luiun art qui le dirige dans le choix deses positions, qui lui apprenne ä set ouvrir, ä former autour de lui uneenceinte dont toutes les parties se sou-tiennent mutuellement, ä employerenfin de la manifcre la plus avantageuseles armes qui sontä sa disposition.
L’intention de Sa Majeste n’a pointet6 que cet ecrit, compose par ses or—dres, füt un traite de cet art, puis-qu’elle est iriformee qu’il existe sur cesujet d’excellens ouvrages consacresspecialement ä l’instruction des elevesdu oorps du g6nie; mais eile a voulu
(1) Le journal du sidge de Genes, rappeld parCarnot. a dtd redigd par le lieutenant-gdndralbaron Thidbault, l’un des officiers d’dtat-majorgendral les plus distinguds de l'Europe . Ce do-eument, que Carnot recommande a la mddila-tion de tous les militaires appelds ä ddfendreles places, est devenu bien rare : nous sauronseependant nous le procurer, et nous nous fe-rons un devoir de le meltre sous les yeux denos lecteurs. (IV. de» Red.
I qu’on y rappelät les principes essen-tiels ä une belle defense, et qu'on re-mit sous les yeux des militaires plu-
sieurs points trop negliges i usl I u &jour, quoiqu’ils soient les plus d^cisifspour leur propre gloire et pour la sü-rete de l’Etat. Je n’insisterai donc passur ces points principaux, et je passerairapidement sur les autres.
La premifcre chose qu’ait ä faire uncommandaut ou un officier du gt;niequi arrive dans une place, est de Stu-dier ä fond pour en connaitre les rap-ports, l’ensemble et les d&ails.
II doit s’appliquer ä connaitre sesCommunications soit par eau, soit parterre, avec les-places voisines, amieset ennemies, pour donner la main auxpremieres et contrarier les Operation*appuvöes par les secondes, pour fairede petites diversions, harceler par sesdetachemens l’ennemi, intercepter sesconvois, lever des contributions dansson pays, surprendre quelques-uns deses quartiers ou postes mal gardes.Nous ne repöterons pas ce qui a 6te4tabli au sujet de I’utilitö des placesfortes en general dans le chapitre IIde la premiSre partie; il suffira de direici qu’on doit appliquer ces principesgöneraux ä la place qu’on veut exami-ner, aßn de connaitre les propridt^squi lui sont propres, reiativement äl’ensemble de la fronti&re.
Il faut ensuite discuter avec la plusgrande attention tout ce qui tient ausite de la place et aux accidens du ter-rain qui l'environne.
«Dans une longue paix, dit M. de» Yauban, les gouverneurs et les prin-» cipaux officiers des places fortes ou-» blient que leurs villes peuvent dtre» asstegees, et ils en nögligent les en-» virons.
» Le gouverneur ne doit iamais rien» souflrir sous la portöe de son canon,