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Tome cinqième.
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DES PLACES FORTES.

cet ouvrage ä cornes un dernier effort,(Jans l’esperance que M. de Calvo serendrait, si cet ouvrage etait pris,d’autant plus qu’il y avait une grandebröche au corps de la place. II fit pourcet effet un detachement de la plusgrande partie des officiers d’infanteriede son armde, dont il forma un corps,qu’il envoya ä l’attaque le 26 aoüt enplein midi. Ces officiers alldrent ä l’as-saut avec beaucoup de ßertd et de va-leur; mais ils trouvdrent une si granderdsistance de la part des troupes quigardaient cet ouvrage, qu’aprds avoirfait une perte irreparable pour leur ar-mde, ils furent contraints de se retirer.

Le mardchal de Schömberg ayantre?u les troupes que le marechal d'Hu-mieres lui avait envoydes, se iriitaus-sitöt en mouvement pour combattre leprince d’Orange ou pour I’obliger ä le-ver le sidge. II fit marcher une lieuedevant lui M. de Montat avec huit millehommes, dont etaient tous les grena-diers de l’armde; il suivit ce corps,marcha sur huit colonnes, sesbagagesdans le milieu; il arriva dans cet ordred une lieue de Tongres , oü il ßt tirertrente-deux pidces de canon pouravertir M. de Calvo qu’il marchaitd son secours.

Le prince d’Orange, instruit de ?amarche, et voyant que les derniersefforts qu’il avait faits lui avaient dtdinutiles, assembla un conseil deguerredans lequel il fut arrdte de lever lesiege. Il donna aussitötdes ordres pourconduire la grosse artillerie, les muni-tions, les malades et les blesses sur lebord de la Meuse , ou ils furent em-ha-quds. Il releva toutes les gardes etse-etira ensuite avec beaucoupd’ordre.

Si^e de Barrelone par )e mardcbal Bervick,cn 1713.

La yille de Barcelone a dtd assiegde

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nombre de fois et toujours defendueavec delat. Elle fut prise le 11 septem-bre 1714- par les Frangais, sous les or-dres du marechal de Berwick, aprdsonze mois de blocus et soixante-unjours de tranchde ouverte. La dernidreattaque dura depuis quatre heures duniatin jusqu’ä onze, que les assidges seretirdrent dans la nouvelle ville, quin’est sdparde de l’aulre qus par unesimple muraille. Ils se rendirent enfinä diserdtion , sur la promesse que lcurfit le mardchal, de conserver leur vieet de sauver la ville du plllage, moyen-nant une somme d’argent dont on con-viendrait. Le sidge avait dtd pousseavec vigueur et soutenu avec opiniä-trete. Les femmes, les prfetres, les re-ligieux, tout avait dtd Soldat. Oncompta parmi les morts plus de cinqcent quarante ecclesiastiques sdculierset reguliers, qui avaient prouvd, parmille exploits, que quelquefois sousle froc il se trouve un grand courage.

Sii'ge et bloeus de Genes par les Autriehiemet les Anglals, en 1800.

La defense de Gdnes, en 1800, parl’aile droite de l’armde d’Italie , sous lecoinmandement du general en chefMassdna, qui s’dlait lui-mdtne enfermddans la place, est l’une des plus obsti-ndes et des plus brillantes que nous of-fre le tableau de l'histoire moderne.Ellea dure depuis leögerminal an vm(5 avril 1800) jus([u’au 5 prairial, c’est-ä-dire soixante jours, dans le ddnue-raent le plus absolu et les plus horri-bles privations. Le journal de cette dd-fense aye*st dtd rddigd et publie sousles auspices du gdndral en chef, par uh

off.dar distingue de cette armde, qui avaitlui-meme cooperd ä toutes les operations ,

nous ne nous permettrons pas d’en rienretrancher. Ce journal doit ötre lu enson entier et mdditd par tous les mili-