DE LA DEFENSE
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» prendre des revers sur les tranchees.
»3° S il attaque par les deux cöt£s>> de la rivitde ä la fois, ses attaques»elant divisees, il aura de la peine a»les soutenir, et il sera oblige de»monier beaucoup plus fort; sinon il» sera expose a 6tre battu ä l’une ou ä»l’autre de ses attaques par les sorties,
» ä cause de la ditlicultd des communi-» cations interrompues par le canal de» cette riviere.
» 3° S’il y a des retenues d’eau ou» des öcluses h l’entree de cette place,» en arrßtant les eaux on pourra inon-»der quelques parties des environs,»comme ä Oudenarde, Tournay , Con-»de, Menin, Douay, Valenciennes et» plusieurs autres qui ont ces avan-»tages, au moyen desquels, grande»partie de leur Circuit devenant inac-» cessible, c’est un avantage considd-»rable; et si on peut mönager des» courans dans les fosses, ce sera en-»core un nouvel obstade qu’on op-» posera ä 1’ennemi.
» 4° Si la place esl environnde de» marais qui n’en permette nt les ap-» proches que par des chaussees, c’est»un grand avantage, en ce que les»tranchees en sonttoujours mauvaises,»sujettesaux 6charpes etauxenblades»du canon de la place, ce qui rend leur»marche fort lente et tres meurtriere,» et donne moyen ä la place de pouvoir» defendre son chemin couvert de pied»ferme, comme aussi le loisir de pr6-»parer les retranchemens des autres» parties.
»5° Si une partie du Circuit de la» place est situde sur des rocbers es-»carpds, et a l’abri de l’esealade, c’est» autant de piöces inaccessibles; et par» consdquent un avantage, en ce que» cette partie n’a pas besoin de grands»soins, ni de beaucoup de troupes» pour sa sürcte.
»6° S’il y a de grftnds ciehors a la» place , comme des ouvrages ä corne» ou ä couronne, quelque pieee equiva»lente de plus que les clioses ordinai»res; ou cela se trouvera, ce sera»autant de moyens d’en pouvoir re*
» doubler la defense,<>u de la prolouger» considerablement, paiee que l’on»peut opinidtrer la r6sistance de ces» pidces, sans crainte que si eiles sont» emportees de vive force, cela puisse» exposer le corps de la place ä quelque» £vfenement fächeux.
» 7° S’il y a des demi-lunes doubles,» dont les interieufs soient revdtus,» c'est un moyen sür de prolouger la» defense de la grande, et de faire va-» loir tous les autres petits retranche-» mens qu’on y voudra faire, sans» crainte que leur prise puisse ötre sui-» vie d’un succes qui melte la place en» danger.
» 8“ S’il y a des piöces collaterales» qui aient des vues ou quelques croi-» sees sur les fronts attaques, ce sera» encore un os a ronger pour l'enue-» mi, auquel eiles causerout du retard» pour se parer de leur eilet, si on sait» en faire un emploi convenable.
» 9° S’il y a quelques flaues dans le» front attaqud, dont l’oppose direct» ne puisse ßlre occupe par les batte-» ries ennemies, ce flanc sera tres fu-» neste ä l’ennemi, parce que pouvant» faire usage de son canon et de sa» mousqueteric dans le teinps d’un as-» saut, il pourra lui faire munquer» son coup, et lui causer de grandes» pertes.
» 10° S’il y a des retraiu bemens re-» vötus dans les bastions attaques, et» de longue main prdpares, que l’en-» nemi ne puisse pas ruiner par ses» batteries du dehors, la garnison pour-» ra hardiment soutenir plusieurs as-» sauts au corps de la place, «an»