DES PLAC
»craindre qu'oiie puisie 6tre em—» portöe.
» 11° S’il y a une vieille enceinte» interieure sur pied en tout ou en» partie, qu’elle soit revötue, et qu’elle» avoisiw. le derriere de la fortilieation» moderne atlaquüe, on pourra, seien» qu’eiie sera disposee, la faire servir» d’un bon retrancliement, a müme lin» que les pnicedenf.es.
» 12” Si le fasse dp la place est rc-» vül.u, remierni, en a'.lant ä l’assaut,» sera obüge de deiiler par les seulcs» oavertures et defenses qu’il se sera» faites; ce qui lui causera un desavan-v tage corisiderable. »
Lorsdoricqu’on fera l’examen d’nneplace forte, ii sera necessaire de Hierson attention sur chacune de ces pro-pri jtes principales, et de la compareraux dilKirenfes parties de l’enceinte,pour suvoir jusqu’a quet point (eile outeile de ces pruprietes peut lui appar-tenir.
On t&chera principalement de re-connaitre ce qu’on nommc le frontd’attaque, c’est-a-dire celui qui est leplus faible. Cela est ordinairement trüsconnu dans chaqnc place, et facile ajuger. Ce sont presque toujours lesparties les plus sqillantes, ä moins qu’el-les ne soient resserrees entre des lieuxvoisins inaccessibles, qui ne permet-traient point ä l’ennemi de developpersesaltaques, et de prepdre desprolon-gemens sur les bramhes des ouvrages,ou bien sjtuees derriere une iuonda-tion, ou sur quelque pointe escarpee,ou bien enfiu düfendues par des forti-fications redoublees ou coulremimes.
C’est ce que M. de Vauban dünne äoonnaiLe par ses inaximes generalessur les attaques, oü il s'oxprime ainsi :
« Ne jamais attaquer par des lieux.
» serres et etroits, ni par des marais,
» et cucqre moius par des clian^es,.
S FORTES. G*-7
i) quand on le peut par des lieux Sees» etspacieux.
» Ne jamais attaquer par les angles» renlrans qui puis-eut donner lieu a» 1’emienii d’envciopper ou croiser sur» la tele des attaques, parcc qu’au lieu» d’enibrasser, il se trouverait, par les» suiäes, que la tranchüe serait enve-» loppee, eomme il est arrive au siege» de Turin . »
La premiere de ces deux remarquessuil de ce quil faut toujours, eil touteaetion de guerre, avoir, autant quepossible, un front superieur ä celui derennemi, et que partieulierement de-vant un front de fortiüeauon, il seraitimpossible, si l’on ne pouvait l’embras-ser, de prendre des prolongemens surses faces pour faire agir les ricochets.
La soconde lient aux proprieles dece qu’on noinoie la fortilieatjon en li-gne droite : proprietes bien dcvelop-pees par M, de Cor montaingne, et quiappqrlienncnt, dans un plus haut degreencore, a la foi tification milrantedontparle ici de Vauban . Au surplus,M. de Vauban observo qu’il ne fautpas toujours se fier a ce que rennemiattaquera par le point le plus fjible,parce qu’il y a des cas oü ce point, quiest le plus faible par Iui-mütpe, ne l’estpas, lorsqu’on le considere relalivc-meut a d’auires circonstances particu-lieres, telles que la position respectivedes armües helligerantes, ou la facilitüdu transport des matüriaux.
L’art de la foriitjealiou pst neces-sairement lie etroitement avec celuides attaques, et l’on ne juge bien desparties plus ou moins fortes d’une pla-ce, que par la difficultd plus ou moinsgrande de les attaquer. 11 sera doncesseutiel, lorsqu’on fera l’examen de«differeus fronts d’une place, d’appli-quer ächacund’eux les remarques im-portantes qui suivent, et qui sont (e