OES PLACES FORTES.
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tions; il ne s’agit pas de demoüir lesptlaces qui existent, pour en construire(H autres, mais il s’agit Je bien deiendreeelles qu’on a et pour les bien defen-dre, il faut les bien connaitre. Lors-qu’on les connait bien, qu’on les a en-visagöes sous tous leurs rapports, on ydecouvre souvent des proprietös quivalent au moins eelles qu’on aurait puleur procurer par des constructionsnouvelles. Les places de M. de Vau-ban, comine sont presqne toutes eellesqui forment le grand cordon des fron-lieres de l'cmpire, ont le grand avan-tage de la simplicitö, et celui d’ötrebien appropriees au sitc. C'est assezd'avoir ä les entretenir, ou du moinsä y faire quelques legeres modiüca-tions. En general eiles sont suscepti-bles d’une tres bonne defense, conimenous le prouveronsdans le chapitre Ilf.11 leur manque principalement des Sou-terrains, des lieux abrilös pour leshoinmes, les subsistances, l’artillerie,lesmunilions. Voilä leur defaul essen-tiel, auquel il faut remedier peu a peu.M. de Vauban senlait la necessite desfeux couverts, il a essaye de s’en pro-curer par ses tours bastioenees. Cetessai n’a point reussi, et il en est resteun grand prejugö contre les battcriescasematees. Cependant plusieurs per-sonnes se sont elevees contre ce pre-juge. M. de Montalcmbert l’a attaquöle premier, et avec d’excellentes rai-sons. Un amour-propre mal entendului a suscite des adversaires, qui, aulieu de s’attachcr a montrer simple-mentl’abusqu’ilavait fait de son prin-cipe, ont attaque le principe lui-möme.M. de Montalembert a certainementrendu un Service important a la fortifi-cation, en ramenant les idöes sur les
«C’est une veritö gönöralement» adoptöe aujourd’hui (dit M. Gay de» Yernon) que les feux casematßs sont» d’une execution facile, qu’on doit» les employer dans une infinite 1 deb circonstances, et que leur combinai-b son avec les autres elömens de fortr-b fications, est la seule maniere de com-» poserdes systbmes suseeptibles d’op-» poser une rösistance proportionneeb aux besoins de la guerre, et ä la vio-» lence des atiaques qui semblent tous» les jours prendre de nouveaux ac-» croissemens. »
Mais M. de Montalembert a abusö deces feux couverts en voulant les faireservir aux defenses öloignees, et celaseul pouvait les discrediter plus quen’avait fait aupnravant le non-succesde eelles de M. de Vauban ; parce qu’ilest evident qu’en quelque nombre quepuissent 6tre les feux easemates, onaura bientöt detruit leurs voütes, sieiles sont vues de la Campagne, qu’ellesne ralentiront pas sensiblement le pro-gres des tranchees, et que cependantleur consommalion en poudre et pro-jectiles sera si grande, qu’elle surpas-sera tous les approvisionnemens pos-sibles.
Le veritable usage des feux couvertsconsisle ä les placer dans les lieux oüils ne puissent ötre battus directement,ä moins que ce ne soit par des batte-ries trös inferieures. C’est uniquementpour les garantir des bombes et des ri-cochets qu’on les couvre, et non pourqu’elles puissent lütter Iong - tempscontre des batleries directement op-posöes.
La premiöre condition pour que desfeux couverts remplissent leur objet,est donc qu’ils soient parfaitement de-
feux pfeemates, qu’on regardait avant j roWs aux vues de la Campagne, d’oului conime impraticablos en grand, ! ils pourraient 6lre battus de pieintanujs que ie contruire est prouve. j ieuet, Leur destinaliou .st exclusive-