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DE LA UlilENSK
» dix, douze, quinze, vingt et vingt-» cinq pieds de profondeur, sont atissi>» fort bons, parce que les bombes ui le» canon ne peuvent rien conire cos» revfitemens, et que l’on n’y peut en-» trer que par les deseentes, c’est a-» dire en defilant un 4 un ou deux ä» deux au plus; ce qui est sujet ä bien» des inconveniens; ear on vous chi-» cane, par differentes sorties, sur vo-» tre passage et vos logemens de mi-» neurs; ce qui cause beaucotip dei) retardcinent et de perle, outre que» qunnd il s agit d’une attaque, on ne» la peut soutenir que faiblement, par-» ce qu’il faut que tout passe par un» trou ou deux, et toujours en defilant» avec beaucoup d’Ämommoditfi.
»II fautencoreexaminersi les fossfis»sont tailles dans le roc, si ce roc est» continu et dur; car s’il est dur et mal»aise ä ininer, vous serez obligfi de» combler ces fossfis jusqu’au rei du» chemin couvert pour faire volre pas-» sage, qui est un Iravail long et diffi-» eile, principalement s’il est profond;»car ces maneeuvres demandent beau-» coup d’ordre et de temps, pendautle-» quel l’ennemi, qui songe ä se dfifen-» dre, vous fait beaucoup souffrir par»ses chicanes; il dfitourne les inatfi-» riaux, arrache les fascines, y met le» feu, vous inquiete par ses sorties»et par le feu de son canon, de ses» bombes et de sa mousqueterie, contre»lequel vous fites obligfi de prendre de»grandes prficautions, parce qu’un»grand feu, de prfis, est fort dauge-» reux; c’est pourquoi il faut de nfiees-» sitfi l eteindre par un plus grand et» bien disposfi.
» Aprfis s’fitre completement instruit»de la qualitfi des fortifications de la»placeque l’on doit attaqner, il cn faut»examiner les accfis et voir si quelque»nduau, chemin creux ou incgalite de
d terra in peut favoriser vos approches»et vous epargner quelque bout de»tranchfie.S’il n’y a point de comman-» dant qui puisse vous servir; si le ter-»rain par ou se*doivent conduire les» attaques est doux et aise ä renverser;» s’il est dur et melfi de pierres, cail-»iloux et rocailles, ou de roches pclees,» dans lequel on ne puisse que peu ou»point s’enfoncer.
» Toutes ces differeuces sont consi-»dfirables; car si c’esl un terrain aisfi»ämanier, il sera facile d’y faire de» bonncs tranchfies en peu de temps,» et on y court bien moins de risques.» S’ii est mfile de pierres et de caiiioux,»il scra beaucoup plus dillicile, et ies»fiilats de canon y sont dangereux.
» Si c’est un roc dur et pele, dans le-» quel on ne puisse s’enfoncer, il faut» corapter d’y apperter toutes les terres»etma criaux dont on aura besoin;» de faire ies trois quarts de la tranchee» de fascines et de gabions, mime de» ballots de bourre et de laine, ce qui» produit un long et mauvais travail,»qui n’estjamais ä l’fipreuve du canon» et rarement du mousquet, et dont on» ne vient a bout qu’avec du temps, du»peril et beaucoup de depense; c’est»pourquoi il faut eviter tunt que l’on» peut d’atlaquer par de telies ave-» ?iues.»
Quand on a reconnu les avantageset les desavantages du site general dela place, et du site particulier de cha-que front, il faut examiner ce qu’onnomme le Systfime des fortifications,c’est-a-dire son traefi, le nombre et ladispo»i(ion des pifices en particulier,voir si chacune des pifices qui le com _posent remplit },j en S0Q 0 bjct, et s’iln’est pas susceptible de quelque amc-lioration peu coöteuse. II nc* s’agitpoint ici de reehmher quel c>-'meilleur systfime possible de forlihca-