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Tome cinqième.
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»ES PLACE* BORTES.

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*oin : c’est la partie scientifique del’art des officiers da gönie; c’est lä quele calcul et la theoric de l’hydrodyna-mique peuveot s’exercer utilement. Lapente et le cours des eaux doiventötrebien eludies, leur entröe et leur sortieconstamment surveillöes, ainsi que lesöcluses, portes d’eau et egouts, pourdviter les surprises, seit par stratagö-me, soit de vive Force.

S’il existe un moyen de röfablir l'<5-quilibre enlre l’attaque et la defense,c’est sansdoute cehii descontremines;moyen d’autant plus pröcieux qu'il se-condeadmirablement tousles aut res etqu’il coüte peu d’hommes. Malhcureu-sement jusqu’ici on n’a pas attarlie äce moyen l’irnportance qu'i! doit avoiret que devraient lui attirer quelquesouvrages exrellens publies sur cettelliäli&re. II Taut que l’ofiicier du geriieconnaisse bien toutes les galeries decontre-mines de la place qui lui estconfiöe, qu’il en parcoure tous lesra-meaux, qu’il se familiarise avec les dö-tours, qu’il en Studie la corrcspomlan-ce avec les parties supöricurcs du ter-rain, le moyen de les s<5rer,et qu’ilsnehe d’avancetoutle parti qu’il pourraen tirer dans l’occasion.

Eutin oo visitera trös soigneusementtous les bätimens milifaire-q tels queles cascrnes de soldats et les quartiersde cavalerie, les arsenaux, les magn-sins ä poudre, les höpitnux mililaues,les corps-de-garde, prisons, Souter-rains, etc.; on examinera s’ils sont so-lides, bien aörös, sutbsans pour leur objet; et dans le cas contraire, quels sontles movens d’v suppleer. On trouvelesdötails relatifs ä ce dernier objet, dansla Science des Ingenieurs de Belidor,ouvrage utile, qui pourtant aurait be-soiu d’ötre refait.

CHAPITRE III.

De la plarc suppos£e en £tat de guerre. — Dis-positions defensives. — Da p'-rsonnel et dumateriel ndeessaire ä ü ddfense. — Garni-son . — Artillerie. — Suhsisianees. — Appro-visionnemens de tous geures.

!1 serait fort inutile d’avoir d’excel-lentes places de guerre, si elles de-meuraient sans forces active«. et sansapprovisionnemens; elles tomberaient.bientöt enlre les mains de 1’ennemi quisans doute eo ferait un meilkur nsage.Une viile forte n’est, ä proprementparier, qu'unc grande batterie • si celtebalteTie est sans canon, ou si ces Ca-nons sont sans bommes pour les servir,ou si ces homines sont saus subsistun-ces, il ne restera plus qu’une positionheureuse qui appartiendra au premieroccupant.

Ainsi l’art de pourvoir une place detout ce dont eile peut avoir besoinpour sa defense, est aussi essentiel quecelui de la bien conslruire, et les soinsqu’il exige sont sans cesse renaissans,parce que les approvisionnemens seconsomment, et qu’il faut une assiduitöcontinuelle pour les entretenir et lesrenouveler.

M. de Vauban est, comme nous l’a-vons dit, le premier qui se soit occupöde former des tableaux pour l’appro-visiounement de toutes les places, etsous cc uom il compreftd la garnisoul’artillerie, les subsistances. M. de Cor-montaingne a cherche ensuite a per-fectionner les tableaux de M. de Van-ban; mais, pour avoir voulu y appoctertrop de pröcision, il a ötö aux assiögesla latitude neeessaire pour une longuedefense, et nous avons vu les inconvö-riens majeurs qui resulterit de sescalculs. Comme ii suppose qu’on ne se