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DE Li DEFENSE
Jefendque parle feu, que jamais un siedötruit les travanx de IVsiegcant,qu’on ne reprend jamais un ouvragequi a 6te une fois perdu, il regle ses
approvisionnemens sur le minimum dela defense, de sorte que l’ennemi apresque aussilöt fait de teduire la placepar blocus que par un stege regulier.Ilestvrai cependant que M. de Cor-montaingne propose d’ajouter aux sub-sistances, pour le cas du blocus et pourle prolongement de la defense, par lesactions de vigueur; mais c’est troppeu de chose, pour qu’on puisse esp6-rer de faire une rdsistance compa-rable ä celles dont nous avons citdun si grand nombre d’exemples, etnous eussions pu en citer beaucoupd’autres.
II faut convenir aussi que c’est icique se rencontre la plus grande diffi-culte, si bien que de tres celebres g6-ndraux, tels que M. le matechal deSaxe, la regardant comme insurmon-table, ont mienx aim6 renoncer en-tidrement au Systeme des forteresses,quoiqu’ils pensassent d’ailleurs qu’onpouvait les rendre imprenables, qued’ex poser l’Etataux inconvdniens d’dtreentourd d’un cordon de places mal oupoint du tout npprovisionnöes. C’estdonc un sujet digne des plus profondesteflexions, mais qui tient plus ä l’ad-ministration suprömeelle-möme qu’auxcommandans d’armes et aux officiersdu gdnie. C’est ä eux de mettre sous lesyeux du gouvernement les besoins deleur place, d’insister, autant qu’ils lepeuvent, pour qu’elle soit constam-mentpourvue de tout ce qui lui est in-dispensable , mais ils ne peuvent riende plus. C’est seulement lorsque laplace est mise en etat de si6ge, queleur devoir est de rassembler prompte-ment toutes les ressources du pays en-vironnant, de les mettre en lieu de
i surele, de veiller ä leur bonne distri—| butionot a leur dconomie.
| Les petites places ont l’inconvdnient! de ne pas fou r nir des abris suffisanspour
couvrir tous les approvisionnemens n&-cessaires ä un long siege, une grandepartie reste expos^e aux bombcs; etpour se donner plus d’espace, onest souvent obligd de construire degrands dehors, comme des ouvrages acouronne.
Les grandes places ont un autre in-convänient, c’est que, malgrd les te-glemens, il est impossible d’astreindreles citoyens ä s’approvisionner pour ladurde d’un long siege: quelle que soitleur bonne volonte, ils n'ont pas lesfacultes pdcuniaires. On fait bien pas^ser dans les villes de l’interieur unepartie des person nes qui ne font queconsommer sans 6tre utiles; mais lamesure est violente, et comme impos-sible lorsque la ville a une grande po-pulation.
Il serait ä ddsirer que dans ies gran-des places ou püt dtablir peu ä peudes greniers d’abondance qui, aux ap-proches du besoin, distribueraientdans toutes les petites places environ-nantes , et que ces mngasins fussentvoütes ä Itepreuve de la bombe, si onne pouvait les dloigner suffisammentdu point d’attaque.
Les tableaux d’approvisionnemensdressös ä ce sujet par les grands Inge-nieurs dont nous avons parte, ont aumoins l’avantage de fournir la nomen-clature des choses ndcessaires, et ä peuptes les proportions convenables. Seu-lement il faut les regarder comme faitspour un minimum de defense, et lesaugmenter dans un möme rapport au-tant que possible. Il est difficile qu’ilpuisse y en avoir trop; earon peut tenirpourcertain qu’une bonne garnison sedefendra indetiniment dans une h >1 o <>