DES PLACES FOIITBS.
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place aussi long-lemps qu’elle anra dequoi vivre et de quoi combattre.
Mais souvent il arrive qu’on a beau-coup de choses, et que parce qu’onmanque seuiemer.i de quelques unesqui sont essentielles, on ne peut pro-longer sa defense; par exemple, onaura assez de subsistances, mais onmanquera de bois pour faire cuire lesalimens; on aura tropde pieces d’artil-lerie et point d’afluts; ee seronlles fu-sils, la poudre ou les oulils de diversgenres qui mnnqueront: c’est 4 quoiil faut donner toute son attention. Lestableaux existans peuvent preserverd’un pareil accident, parce qu'ils four-nissent du moins la nomericlalure desobjets et le rapport de Ieurs quotitüs.
Ce serait ici le lieu de placerces ta-bles considörees sous ce point de vue;maiscomme eiles remplisscnt les ou-vragesclassiques, ceserait repeter inu-tilement ici ce qu’on trouve si facile-ment ailleurs; je me bornerai donc 4quelques reflexions generales qui tien-nent 4 la question importante dont ils’agit.
La garnison peut ßtr'e composüe enpartie de nouvelles miJires qui y ac-quiürent bienlöt de l’experience; maisil faut necessairement un noyau detroupes parfaitement aguerries et de-terminües.
L’arlilierie. Iapoudre, les munitions,ne sauraient se trouver en trop grandequaritite dans une place qu’on veutbien(lüfendre, mais il faut au prealableavoir disposü des abris sürs et en eten-due calculee. Il faut surtout des mi-r.eurs, et tant qu’il y en aura, il estplus que probable qu’on ne sera pasobligü de se rendre.
On ne saurait non plus jamais avoirtrop de bois; avec le bois on faitde suite un bon retranchement, destambours en charpente, des fraises,y.
des palissades; on suppige aux Souter-rains, on se procure des Communica-tions multipliües, on retablit les affütsbrises, on construit des radeaux pourla defense du fosse, on se couvre en unmoment dans les lieux les plus exposes,et l’on se met en mesure de se loger 4l’abri au plus pres des tfetes de sapeLe chaulTage et la nourriture des trou-pes en exigent d’ailleurs une grandeconsommation.
C’est une cliose prücieuse, lorsqu’onpeut se la procurer , qu’un vaste em-placcment qui puisse servir au parcagedes chevaux et bestiaux, et d’au-tres oü l’on cullive des legumes. Celapeut avoir lieu lorsque la force de lagarnison permet d’avoir un ounp re-tranchü sous les murs de la place, oulorsque celte place n’etant altaquableque sur un point, il se renconlre, audehors de son enceinte, de grands es-paces couvcrts par une iriondation,ou une grande riviere facile 4 garder.
On supplee aux soulerrains par lescavesdes parliculiers, en recouvrantles voütes d’une grande quantile defascines croisees les unes sur les au-tres, et de furnier ou de terrc.
S’il n’y a pas de moulins dans laville, ou s’ils peuvent ßtre ruines parl’ennemi, on elablit des moulins4 brasen süffisante quantil4.
On a propose des casernes defensi-ves, voütecs, 4 l’epreuve de la bombe.Rien certainement ne serait plusavan-tageux pour procurer du repos au Sol-dat, pour servir d’höpilaux oü les ma-lades scraient au moins dülivres d’in-quietude en müme temps qu’ils souf-frent physiquement; oü l’on placeraitles ell'ets qui doivent ütre abrites, etqui en möme temps pourraient servird’excellens retranchemens derriere lesbastions.
Enfin, dans les lieux oü l’on ne peut42