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bertö pour ex6cuter, sans inquidtude,tousles mouvemens,transports de ina-teriaux et travaux avancds qu’exigentles circorstances. Ce temps est tresprdcieux; mais il faut que ses postesavances aient avec la place une com-munication assurde, parce qu’autre-ment l’ennemi les couperait, ou lesenleverait de vive-force.
Comme ilest toujours tr&s importantde savoir quels sont les projets de l’en-nemi, il faut envoyerde petits d4ta-chemens ä la decouverte, avoir des es-pions, tächer de faire quelques prison-niers, desquels on puisse tirer de bonsrenseignemens sur la force et la positiondes armdes ennemies, ainsi que sur leslieux oü elles font leurs plus grandspreparalifs.
Quand l’inveslissement est fait, onenvoie de petits dötachemens jusqu’äquatre ou cinq cents toises des glacis;ces detachemens se mettent en embus-cade ventre ä terre pour tout obser-ver; ils tächent de correspondre, et lesoir ils se rapprochent des cheminscouverts. Alors ils laissent passer lespersonnes isolees qui s’approchent dela place, probablement pour la recon-naitre, et lorsqu’elles sont trop enga-gdes pour se retirer, on en fait desprisonniers, qu’on interroge sur la Si-tuation de l'armde ennemie, et donton tire ordinairement des lumidrestrds importantes.
On ne doit jamais rien negliger pouravoir des nouvelles de l’ennemi; danscette prcmidre periode surlout, il estextrömement avantageux de savoirquel sera Ie front d’attaque et le lieude l’ouverture de la tranchee. Les pe-tits detachemens dont nous venons deparier seront tres utiles pour cela, etcomme l’ennemi est encore fort dloi-gnd, ils ne risqueront gu&re d’ötre sur-pris et enleves.
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Il est dgalement essentiel de don-ner et recevoir frequemment des nou-velles de l’armee amie. Autrefois on dle-vait pour cela des pigeons qu’on exer-gait ä porter et rapporter des lettresattachdes sous leurs ailes. On envoieaujourd’hui des explorateurs ddguisds,qui connaissent bien le pays, et quivont et viennent sans cesse, autantqu’ils le peuvent. On observe aussi con-tinuellemen t du hautdes tours, et on nepeut nier qu’il ne filt trds avantageux,dans toutes les periodes du siege, d’avoirun ballon aerostatique, qu’on tiendraitavec des cordes, dleve ä la plus grandehauteur possible. Au fameux siege deDole , en 1636, lesFrangais, qui dtaientassidgeans, ruindrent ä coups de Ca-non la tour de la principale dglise, quiddcouvrait ä plus de dix Iieues les en-virons, sous prdtexle qu’on tirait sureux. du haut de cette tour. Il n’en dtaitrien , dit Jean Boyvin , auteur de la re-lation de ce sidge. « Les Francois n'es-» toient pas si mal informds de nos af-» faires, qu’ils ne spussent bien qu’en» ce clocher on n’avoit jamais donnd» coup que de cloche : et c’estoit ce» qui les piquoit, parce que cette» echauguette esclairoit toutes leur»» alldes et venues, et aux occasions» donnoit l’alarme si ä propos, et avec» teile distinction de coups, que tous» ceux de la ville sgavoient en mdme» temps si l’ennemy s’advencoit ou re-» culoit, et de quel coste: et encor par» certains drapeaux de differentes cou-» leurs, arbores ores d’une port, ores» d’autre, signaloit l’infanterie ou la» cavalerie qu’elle descouvroit. »
« Il est ä presumer (dit M. de Yau-» ban) que le gouverneur aura eu soin» de se munir d’un chiffre pour don-» ner des nouvelles au general et aux» villes voisines, et qu’il sera convenu» des signaux pour dtablir une cor-