DE LA DfiFENSE
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» rcspondance du plus haut clocher de» la ville avec un ou deux de la cam-» pagne.
» Comme il est important de savoir» de quel cöte l'ennemi attaquera, on» pourra le demüler en observant la» partie oü nos troupes auront plus de» desavantnge, oü le resserrement des» gardt s sera plus früquent. On en»jugera aussi par l’amas des mate-» riaux plus abondant, et par l’ütablis-» sementdu parc, qu’on tüche toujours» de faire ä portee de l’ouverture de lab tranchöe. Tout cela pourra se ddcou-» vrir des lieux eleves de ia place, avec» de bonnes lunettes, mais il sera en-v core plus sür de l’apprendre par des» espions. »
A cette üpoque, l’assiügü se hüte deeompleter ses approvisiorinemens entous genrcs, et de les meltre en sü-rete, soit dans les Souterrains, s’il y ena, soit sous des blindages: il fait ren-trer tout ce que les environs lui offrentde ressources, les grains, les chevaux,les fourrages, les bestiaux, les bois etmütne les ouvriers da la Campagne quipeuvent ötre utiles pour les travaux dela defense.
Le premier soin d’un commandantassit’gü doit 6tre de faire sortir de laplace les personnes inutiles; plus il re-tarde cette Operation , moins eile esteflicace; il les fait accompagner jus-qu’aux places voisines par de bonnesescortes pour leur sürete.
On fait de suite recouper les para-pets et former les banquettes, tant surles remparts que dans les cheminscouverts; on arme ceux-ci d'un rangde palissades sur tout le pourtour de laplace, et d’un double rang sur ie frontd’attaque, aussitöt qu’on parvient ä ledücouvrir. On fait egalement fraiser etpaiissader les ouvrages en terre suscep-tiblös d’attaque; en müme temps on
met des barrieres partout oü il en estbesoin; on a soin des poternes, des cu-nettes et des bateaux qui servent auxCommunications; on donne de l’air auxSouterrains et aux galeries de contre-mines, enfin on dispose tout pour pou-voir s’en servir au premier moment.
On fait confectionner diligeminentune grande quanlitü de fascines, pi-quets, gabions, sacs ü terre, etc. On nesaurait jamais avoir trop de toutes ceschoses.
Les plus pctits details dans Ie cou-rant du Service quoiqu’indispensa-bles, ne sont point susceptibles d’en-trer dans cet ücrit; on les trouve avectous leurs döveloppemens dans les ou-vrages classiques qui font partie ducours ordinaire d’instruction des ülö-ves du genie, et l’on ne peut trop lesexhorter a n’en nügliger aucun. Lesplus celebres olliciers de ce corps enont de tout temps senti l’importance,et ri’ont pas dedaigne de s’en occuperessentiellement.
On redouble d’attention pour que leService journalier de la garnison sefasse avec la plus grande ponctualitü;on tire de la bourgeoisie les hommesen etat de porter les armes; on les or-ganise en compagnies; on les emploieaux lieux les moins exposes, ä la gardedes magasins, aux travaux retires desretranchemens que l’on construit ouqu’on repare.
On etablit une police süvere et uneexacte surveillance envers les person-nes suspectes.
Lorsque la garnison est peu nom-breuse, on regle le Service par tiers,c’est-ä-dire, qu’un tiers de la garnisonest sous les armes devant l’ennemi, unsecond tiers est toujours prüt ä man-cher, et le troisiöme se repose. Quandla garnison est forte, la moitie se re-pose, un quart est eu prüsenc« de i’eu