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DE LA 1)EI<'ENSK
peilt les faire möme en ma^onnerie.« L’on a vii a Lerida , en 16V7 (dit» M. de Vauban), les assieges fonder» et elever une muraille ä l’öpreuve» du canon, cntre I’ouverlure de la» tranchde et la place, ä qui eile for-» mait une seconde enceinle du cötö» de la place. »
On dldve encore des. reduits aussi fortsque possible, dans les places d’armesrentrantes et sadlantes du chemin cou-vert: faute de mieux on se borne kles faire en charpente, ou avecdes pa-lissades.
Lorsque I’ennemi commence ä che-miner sur lescapitales, on faitcequ’onappelle une ligne de contre-approche:c’est une tranchde droite, enfilde de laplace, et que l’on dinge sur les flaues del’ennemi logd dans ses paralleles et sesbovaux de tranchde. Celte ligne, re-commandde par M. de Vauban, n’estpas assez en usage. 11 faut au moins,lorsqu’on ne peutpas l’executer, tdcherde saisir quelque position momentaneeet favorable pour surprendre l’ennemisur les enfilades de ses travaux; ce quipeut souvent se repeter plusieurs foisdans le cours d’un siege.
A mesure que l’assiegeant approchede la place, le danger de l’attaquercorps ä corps diminue, parce qu’on amoins loin ä l’aller chercher, moins detemps k demeurer exposd ä son feil, etplus de facilitd ä faire la retraite. Maisä cette distance, ce ne sont encoreque de petites sorties qu’il faille hasar-der; il ne s’agit que d’interrompre lestravailleurs, et les disperser pour leurfaire perdre tantöt une nuit, tautötune autre, et non de livrer des com-bats. Si cependant on s’apergoit quecelui-ci, plein de la confianee qu’on nel’attaquera pas serieusement, ndgligeles prdcautions necessaires ä sa süretd,on le surprendrait de temps en temps _
par de vigoureuses sorties, bien ap-puydes par l’artillerie volante, la cava-lerie et les batteries de la place; il fauttoujours ötre habile k prendre son en-nemi sur le temps, et äproGter de tou-tes ses fautes.
« Les sorties faites k propos, dit» M. de Vauban, peuvent considdra-» blement retarder lesapproches. Il y a» peil d’aetions ä la guerre, oü la dili-» gence et la bonne conduite soient plus» ndeessaires qu’en celle-ci. Par la di-» ligence, vous surprenez les ennemis;» par la vigueur, vous les mettez en» ddsordre, et les contraignez d’aban-» donner un travail qu’ils ne gagne-» ront et ne rdtabliront pas facilement,» quand vous l’aurez detruit; et, par la» bonne conduite, vous vous servez de» leurs travaux contre eux-mömes, et» faites ensuite, d’une fuite forcee, une» belle retraite. EnGn la bonne con-» duite garantit presque toujours des» dangers que suit la mauvaise. La» connaissance que le gouverneuraura» de la faiblesse ou de la mauvaise con-» duite de ceux qui seront de garde ä» la tranchee, doit obliger de les atta-» quer avec plus ou moins de force; il» doit encore le faire lorsque le mau-» vais temps aura mis l’ennemi hors» d’etat de pouvoir se servir de ses ar-» mes k feu contre les troupes qui sor-» tiront sur lui; et, comme le succös» des sorties fait un des principaux re-» tardemens de l’attaque, le gouver-# neur ne doit pas se contenter d’avoir» une seule fois battu l’ennemi, et dö-» truit ses travaux; il doit si bien pren-» dre ses mesures par lui-möme, que» Sans trop fatiguer les soldats, il re-» bute l’assiögeant, tantöt par de peti—»tes et möme de fausses sorties, et» tantöt par de veritables» aui crodui-» sent leurs effets.
» Je ne sais quelle raison a pu em-