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Tome cinqième.
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OES PLACE* FORTES.

» pöcher jusqu’ici les gouverneurs de» faire sortir de leurs places quinze ou» vingt maitres pour chasser les tra-» Vailleurs de l’attaque. Je ne demande» pasque cctte pelite troupe combatte,» mais qu’elle fonde seulement sur six> ou sept cents hommes, qui n’ont» pour toute arme que l’epee et la» pelle, el qm ne demandent qu’un» pretexte pour se retircr, ou, pour» mieux dire, de prendre la fuite.» Quclque soin que prenne ensuite un» oflicier-genfsral pour rassembler les» pionniers, il esl certain qu’il ne s’en» retrouvera pas la moiti6, ce qui re-» tardera exlrömement le travail. Ou-» tre l’eflfet de cetle pelite sortie, dont» je viens de parier, eile en produira» un autre non moins considerable que» le premier, puisqu’elle servira ä de-» couvrir les postes que ticndront les» troupes command6es, sur la droite» et la gauche des attaques, pour sou-» tenir les travailleurs; lesquels etant» reconnuspar les assiegcs, ils feront» feu, ä coup sür, sur ces troupes qui» n’ont point de couvert pour s’en ga-» rantir.»

C’est une defense mal entendue, quede faire un grand feu d’artillerie pen-dant les deux premieres periodes dusiege; de cette erreur, dans laquelletombent presque toujours les comman-dans qui ne sont pas assez instruits dece qui regarde la guerre des sieges, ilresulte que les canons sont tous de-montes ou hors de Service, avant qu’onait pu les employer utilement, et quela plus grande partie des munitions estconsommee, lorsque le vrai temps des’en servir, qui est la troisieme p6riodedes attaques, est arrivd. C’est ici unpfdjugd duquel ont beaucoup de peineä revenir ceux qui se figurent vague-mentque la bonnedefense d’une place•tfßrtTporlroriiiäe au bruit qu’on y fait.

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« Jesouhaiteraiscependant,ditM de» Yauban , qu’un gouverneur ne se» servit jamais deson canon, que pour» rompre quelque batlerie plus faible» que celle qu’il y peut opposer, ou» quelque logementqui l'iricommode-» derait dans la suite, parce que l’on» doit mdnager extrömement la pou-» dre dans une piace assiögee. D’ail» leurs, a bien considerer toutes cho-» ses, les assiegeans ont toujours plus» de canons que les assieges, et plus» de munitions; ce qui les rend tout-ä-» fait sup4rieurs, surtout aux places» ordinaires. Ainsi je crois qu’il serait» plus utile de reserver la poudre pour» la mousqueterie, qui en consommc» moins, et fait plus de mal aux assid-» geans, et pour de petits fourneaux;» car la Charge de dix ou douze pi&ces» debatterie,plac6e sousun logement,»le detruit plus facilement que cent» volees de canon. »

L’usage de l’artillerie , dans les Pre-miers jours de la traneh6e ouverte, n’apour objet que d’obliger l’ennemi äfaire ses travaux solides, et ä ne rienn6gliger pour la süretß de sa marche,ce qui la ralenlit; et il sulfit pour celade la canonner lorsqu’on voit qu’il senöglige ou veut aller trop vite; maisles grands effels de l’artillerie de laplace n’ont lieu que dans la troistemePeriode de la defense, et eile doit ötresoigneusement conserv^e pour cela.On peut cependant suivre trfcs utile-ment, dans plusieurs circonstances, leconseil que donne M. de Cormontain-gne, de tirer de la place, a ricochet,sur les tranchees. Cette methode est6conomique, et fait beaucoup plus deravage que le canon tire de plein fouet.On peut egalement employer les obu-siers pour ces rieochets; reffet en seraplus considerable.

Voilä pour ce qui regarde les deux