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Tome cinqième.
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DES PLACES FORTES.

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» lone, Landau et plusieurs autres.» Max. XVII.

» Ke jamais s’ecarter ni s’elcigner» de l’observation des regles, sous» prötcxte qu’une place n’est pas bon-»ne, de peur de donner lieu ä une» mauvaise de se defendre comme une» bonne. Max. XXII. »

On voit, parce qui prccede, commean le voit pur i’ouvrage enficr de M. deVauban , que le verkable esprit de samelhode, son principe fondamental,est que Vassiegeant doit (ovjours, autanlquil le j.eut, gagner pied ä pied, et nonpar violence, les poinls quil veul oc'uper.D’oü il suit qu’au conlraire le but del'asxiege doit etre de re luire son en/.entiä ne pouvoir rien lui enlever que de viceforce. C’est cette verite qu’il ne fautjamais pcrdre de vue, et qui doit diri-ger 1’assiege dans tou 1 ^c*s£ralionsde la defense.

II est clair, en effet, que si l'assiegeprend la resolution de ne se defendreque pas ä pas, contre un ennemi plusfort que lui, et qui l’attaque par le inti-me proedde, il faudra qu’il lui cedesuccessivement toutes sesposilions; ilpourra bien le retarder dans sa mar-che, par une sörie de pelites difficultessans cesse renaissantes, mais non l'ar-rdter ni le detruirc. Au lieu que, dansles coups de main , c’est souvent leplus faible qui ''empörte, lorsqu’il estou le plus courageux, ou le plus habile,cu le mieux seconde par sa position.Nous supposons ici la bravoure et les(alens egaux entre l’assidge et l’assie-geant; mais il resteä celui-ci un ter-rain choisi et prepard par l’art. Le se-cret donccst de tirer le meilleur parlipossible de cet avantagc, et ce secretconsiste ä ramener tout ä une suite decoups de main. A la guerre, dit legrand Frdderic, il fauttoujours vouloirce que l’enneiqi ne veut pas; or, ici

qu’est-ce que l’ennemi ne veut pas?C’est le coup de main; son grand prin-cipe est de vous chasser mdthodique-ment et pied ä pied Je toutes r ,os posi-tions; le vötre doit donc 6l*e de l’obli-ger a vous altaquer de vive force par-tout. Qu’est-cc que l’ennemi a intdrdtd’eviter? Ce sont les actes de vigueur;il faut donc les mulliplier. Qu’est-ceque l’experience a montre lui dtre fa-tal dans tous les temps? Qu’cst-ce qui,dans tous les temps, a produit de hel-les ddfenses? Ce sont les combats corpsä corps; il faut donc rdtablir ces com-bats; et, au lieu de regarder tout celacomme moyens accessoires, il faut enfaire le moyen principal, regarder, aucontraire, tout le resle comme secon-daire, non pour en ndgliger l’applica—tion , mais pour le subordonner ä ladefense principale, et la rendre pluseflicace.

Ce n’est point par une Science pure-ment gdomdtrique, par des systfcmesde fortilica’.ion plus ou moins ing6-nieux, qu’on peut suppleer aux coupsde vigueur. Un traed, liabilementcom-bind avec le relief et avec le site de laplace, peut ralentir considerablementles progres de l’assiegeant; mais quel-que lents que soient ces progres, ilavance insensiblement, envahit suc-cessivement tous les points, et vouschasse enfm de toutes vos positions. Iln’ya qu’un moyen de 1’arrtHer absolu-merit : c’est de dötruire ses proprestravaux ä mesure qu’il les exdcute; etcela ne peut se faire que par des coupsde main.

L’avantage de cette mtmiere de seddfendre, en attaquant,pourainsidire,toujours soi-m6me, est evident; carl’ennemi, quoique beaucoup plus forten masse, est obligd, par la naturem6me de son procede, de s’dtendrebeaucoup, et par consequent d’Ätre