DE DA DEFENSE
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nremiieres periodes du siege; jusqu’icila defense adüötre äpeupres ia mömepour tous les syslemes de fortilicalion,parce que l’ennemi n’ötait pas encoreparvenu jusqu’aux ouvrages mömes, sespremier. travaux ii’avant eu lieu qu'aumilieu de la Campagne. Maintenantqu’il commence aetablir son logementsur le pied des glacis, cette defense vadevenir speciale, et doit se modifiersuivant la nature des ouvrages qu’ilfaut attaquer successivement. Ici est laligne de demareation entre ce qu’onnomme Defense eloignee et Defenserapprochee. Ces deux cspöces de dö-fenses different essentiellemcrit parleur objet. Le but de la prcmiere estseulement de retarder la marcbe del’ennemi; celui de la seconde est de1’arröter tout ä-fait, ou de le detruireentierement, s’il persisleä vouloircon-tinuer ses opörations. Lorsque l’assie-geant est encore au loin dans la Cam-pagne , bien retranche dans son campou dans ses places d’armes, il seruittrop basardeux de lui aller presenterle combat avec des forces trös inferieu-res; on se borne ä le harceler. 11 seraitaussi trop dispendieux, ä celte distan-ce, de vouloir anöanlir ses travaux äcoups de canon : toutes les munilionsque peut contenir une place seraientbienlöt consommöes sans que l'onpuisse esperer d’obtenir un effet consi-derable; car sur cent coups, ä peinedeux ou trois porteraient-ils.
Mais lorsque l’ennemi commence äentamer les ouvrages de la place, qu’ilötablit sa troisieme parallele ä Ia queuedes glacis, le temps est venu de son-ger, non pas seulement ä multiplierles chicanes et les petils moyens, quipeuvent retarder, mais non empöcherla perle de !a place; il faut conce-voir le projet de l’ensevelir entiere-ment dans ln masse des terres, qu’il i
j entreprend de remuer pour arrivcrjusqu’au dernierretranehement; l’exö-cution de ce projet est meme, on l’osedire, plus facile que celui de le retarderseulement de huit jours; en interpo-sant ä chaque pas, entre lui et nous,quelque noavel obstacle, toujours fa-cile ä surrmonter par un advcrsaire, sisuperieur ein nombre et en moyens detoute espece.
Pour bien regier sa defense, il fauts’atlacber ä connaitre d’abord le prin-cipe des bonnes altaques. Ce principeest, sans contestation, celui qu’a cons-tamment suivi M. le marechal de Vau-ban; celui qui a dom ne a sa methodeune superiorite si gründe, et qu'il ex-pose comme il suit, dans son resume,intilulö : Maximcs generales des alta-ques; car c’est pour les assiögeans qu’ilecrivait alors :
« Employer la sape dös que la tran-» cbee deviendra dan^ereuse, et ne» jamais faire ä decouvert ni par force» ce que l’on peut pae industrie, at-» tcndu que l'industrie agit toujours» surement, et que la force ne röussit» pas toujours, et on hasarde pour l’or-» dinaire beaucoup. Maxime Vll.
» Ne jamais porter un ouvrage en» avant pres de 1’ennemi, que celui qui» doit le soutenir ne soit en etat de le» faire avantageusement. Max. XII.
» Employer les batteries ä ricochet» et les cavaliers de trancbee, ä la prise» des chemins couverts, par preference» aux altaques de vive force, dans tous» les endroits oü on pourra le faire.» Max. XIV.
» Observer la möme maxime ä l’at-» taque de tous les dehors et möme du» corps de la place. Max. XV.
» La precipitation dans les sieges ne» hüte point la prise des places, la re-» tarde souvent, et ensanglante tou-»jours ja scene : temojns, Barce-