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Tome cinqième.
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BBS PLACE« FORTES.

les capitales des bastions et de la demi*lune; son but est de nous chasser duehemin couvert pied ä pied, c’est-a-dire par des cavaüers de tranch6e quien enfilent les branches: eh bien! ilfaut le contraindre ä l’attaquer de viveforce, car son avantage est de la pren-dre autrement: c’est une suite de laMaxime fondamentale de M. de Vau-ban, et c’est ce qu’il articule ailleursd’une maniere positive et sp6ciale,pour l’attaque du ehemin couvert.« Toutes les fois, dit-il, qu’on peut se» rendre maitre du ehemin couvert par» Industrie, sans 6tre obligö d'en venir»aux mains, c’est sans contredit le»meilleur moyen qu’on puisse em-» ployer.

» Mais si ce ehemin couvert n’est» point battu des ricochets, qu’on ne

# soit pas en 6tat (le le dominer par de» petits cavaüers, qu’il soit bien tra-ft vers6 et la garnison forte, on sera»peut-6tre obügö d’en venir aux» mains, et de le forcer par une atta-» que g£n6rale. »

Les plus habiles gdneraux ont tousadopt6 cette m£thode d’attaquer leschemins couverts. « Cette mani6re cir-» conspecte et sage, ditM. deFeuquiö-» res, assure tellement la possession» d’un glacis, qu’on ne le peut plus» perdre. Je rejette enti6rement l’an-» eien usage d’attaquer des contrescar-» pes de vive force, comme 6tant d’une» trop grande consommation d’hom-» mes. La mani6re de forcer l’attaque ä» abandonner sa "ontrescarpe et son» ehemin couvert pratiqud et mis en» usage par M. de Vauban, est la meil-» 1 eure, la plus süre et celle qui coüte le» moins d’hommes. Je ne rapporteraib ici que trois exemples des contres-b earpes attaquees de vive force, pour» prouver que cette ancienne roanidre

* est absolument i rejeter. »

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Les trois exemples que eite M. d#Feuquieres, sont ceux de Mastricht,en 1673, de Mayence, en 1689, et deNamur , en 1695.

Puisque l’interöt de l’assiögeant estd’eviter l’atlaque de vive force dansl’invasion du ehemin couvert, celuide l’assiege est evidemment d’empö-cher que son ennemi puisse s’en em-pnrer autrement; etle moyen nous enest indiqu6 par les paroles de M. deVauban , rappdttees ci-dessus. Car,puisqu’on est oblige d’en venir auxmains, lorsque le ehemin couvert n’estpoint battu de ricochets, ni dominepar les cavaüers de tranch6es, l’assieg6doit faire toutce qu’il faut pour emp6-cher les uns et les autres. Or, il estEvident que les eflets du ricochet ctdes cavaüers se r6duiront ä bien peude chose, si avant les attaques on a61ev6 aux angles saillans du ehemincouvert des bonnettes fort hautes. Caralors l’ennemi ne pourra plus donncr äses cavaüers, qui sontvers lemiüeu dela pente des glacis, assez de relief pours’elever au-dessus de ces bonnettes etplonger dans les branches du ehemincouvert. Ces m6mes bonnettes, parleur6I6vation formant traverse, arröteroriten grande partie l’action du ricochet,m6me avant l’etablissement des cava-liers; et ceux-ci, qui sont pluces surleurs directions, les intercepteront en-ti6rement, sion essaie de les construire.Par le moyen de ces simples bonnet-tes , qui sont des ouvrages de Campa-gne mediocres, on empöche donc ref-fet des ricochets et des cavaüers, etpar cons6quent on amene l’ennemi äla necessite d’attaquer le ehemin cou-vert de vive force.

C’est ce que M. de Vauban observeIni-m6me. «Il y a, dit-il, une chose» bien sMense ä remarquer, c’est que,» cörome les piaees de guerresont prea-