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Tome cinqième.
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DE LA DEFENSE

» que toutes irregulieres et dilferem-» ment situees, il s’en trouve sur des» hauteursoü lericochet, ayantpeu de» prise ne pourrait dominer avec assez» d’avantage. II y a encore celles oü les» Situation«, qui pourraient convenir»au ricochel, son t ou des marais ou des» lieux coupes de riviöres qui empö-» chent remplacement des batteries,» et celles enfin oü les glacis elev<$s par» leur Situation sont si raides qu’on ne» peut plongcr le chemin couvert, par» les logemens ülevüs en cavaliers» qu’on peut faire vers le milieu du» glacis. Lorsque cela se rcncontreru,» on pourra dtre oblige d’attaquer le» chemin couvert de vive force. »

La moniere de resister a cette der-niere attaque n’est point de la soulenirlong-temps de pied ferme, mais seulc-ment jusqu'ä ce que l’ennemi ait coupüla palissade, Operation qui sera trösmeurtriüre pourlui, puisqu’il scra obli-gü de la faire sous les bai'onnettes del’assicge, attendu que les ricochetsn’ont pu la detruire. Pour einpäeherl’assiegeant d’aborder facilement cettepalissade, il faudra jeter sur le glacis,jusqu’ä trois ou quatre toiscs en avant,unegrande quantite de chausse-lrapes;si cet espace en est, non pas simplc-ment parseme, mais en quelque Sortecouvert, ce seraun tres grand obstacleet qui coütera beaucoup de monde ä |l’ennemi. Si enfin il vient ä bout decouper la double palissade qu’on acoutume de mettre sur le front d’at-taque, on se retirera subitement, etcependant en bon ordre, afm de lais-ser l’assiegeant seul exposä ä toutle feu de l’arliUerie et de la mous-queterie des remparts prepares pourcela; et lorsque, fatiguä du massa-cre, il prendra le parti de s’en retour-ner, on reviendra sur lui, on acheverasa deroute, on detruira ses travaui,

et on se retablira dans le ein min eou-vert.

Il est vrai que, suivant les principesde M. de Yauban , I assiegeant ne doittenter une semblale expädition quequand il est parvenu ä eleindrc prüala-blement tous les feux de la place. Maissi les feux de la place sont eteints äcelte epoque, c’est que l’assiege l’aurabien voulu. Celui-ci ne doit tirer quabarbette, jusqu'ä l’etablissement despremieres batteries de 1'assiegcant: wcette epoque, il doit se häter de retirerson canon qui, saris cela, seröit bientöttout demonte; ne plus tirer qu’ä la dä-robee, tantdt d’un point, tantdt del'autre. Ensuile, lorsque l’ennemi at-taque le chemin couvert, et que sesbatteries ne peuvent plus agir, de peurde tirer sur ses propres gens, qui nesont presque plus sqporüS de l’assiegü,on garnit de nouveau, bien vite, lerempart de petites piöces de canon ämitraille, ou d’obu$jers, il est impos-sible que l’ennemi persiste ä demeurerdans une pareille position.

Le lieu le plus favorable ä l’assiägä,pour se retirer apräs cette attaque devive force, est la place d’armes ren-trante de chaque cöte, sous la protec-tion de son reduit, et des feux du bas-tion et de la demi-lune; mais il fautconvenir que cette retraite n’est paströs commode, par la marniäre dont nosplaces sont construites, et que si l’en-nemi, bravant tous les feux dont il estentoure, continuailä poursuivre l’assie-ge, et le fonpait d’abandonner aussi sesplaces d’armesrentrantes. et de serefu-gierdansle fosse, celui-ci n'aurait plusde moyen de revenir sur 1’assiegcant,apresl’attaque de vive force, sinonparquelques petits escaliers qu’on nommePas-de-Souris, et que le retour offen-sif dont nous avons parle, lui serait hpeu pr^s interdit, be mur de wntro«'*